‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 213 sur 286 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

chose en général, considérer s'il existe de tout temps, n'ayant point de commencement, ou s'il est né et s'il a un commencement. Le monde est né, car il est visible, tangible et corporel... et tout ce qui naît doit nécessairement, disons-nous, venir de quelque cause.] Mais il est difficile de trouver l'auteur et le père de l'univers, et impossible, après l'avoir trouvé, de le faire connaître à tout le monde ^ » Vous voyez connue les hommes divins ont cherché la route de la vérité, et comme Platon reconnaissait qu'il n'est pas possible à tout le monde de la suivre. Mais, bien que les sages ne l'aient trouvée que pour nous donner une idée qui représentât l'être premier et innommable, soit en le composant avec toutes les autres choses, soit en l'en séparant, soit par analogie ,^pour faire concevoir ce qui autrement ne se peut exprimer, si je voulais vous initier à cet enseignement, j'admirerais que vous pussiez me suivre, liés que vous êtes à la chair d'une façon si complète, et n'ayant pas d'yeux pour ce qui est pur*. Voici cependant : on distingue la substance et le devenir^, l'intelligence et le visible. Avec la substance est la vérité, avec le devenir l'erreur. La vérité est objet de science, un mélange de vérité et d'erreur objet d'opinion. La connaissance va à l'intelligence*, la vue

t. Citation du Timée de Platon. — B. Grecq. Firmin-Didol, t. II, p. 204, traduct. Victor Cousin, tome 12, p. 117.

2. Com. Cds, VII, 42. La fln du texte de cette phrase a été quelque peu tourmentée par les éditeurs; les uns écrivent 6fcXou9av, les autres OtXcuot, les autres èiXu. — Nous gardons la leçon du ms. de Paris 6c>ft>v.

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