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4. Le m», de Paris porte : K*t votjtcû pisv tan ^fmat;. II y a évidemment une faute du copiste, 'jftvioi; pour V9r.m; comme tout les éditeurs ont corrigé.
au visible. L'entendement perçoit l'intelligible, Tœil le visible. De même donc que dans la sphère des choses visibles le soleil n'est ni l'œil ni la vue, mais la cause sans laquelle l'œil ne voit pas, la vue n'a pas lieu, les objets visibles ne sont pas perçus, nulle chose sensible n'existe, et le soleil lui-même ne peut être vu; ainsi, dans la sphère des choses intelligibles, celui qui n'est ni entendement, ni connaissance, ni science, est cependant la cause qui fait que l'entendement connaît, que la connaissance a lieu et que la science s'édifie; la cause qui fait que tous les êtres intelligibles, la vérité, la substance même existe, quoiqu'il soit lui-même audessus de toutes ces choses, et intelligible par une certaine puissance ineffable * . Je parle pour les houunes d'intelligence. Si vous aussi vous comprenez ici quelque chose, tant mieux pour vous ^. S'il vous plaît de croire que quelque esprit est venu d'auprès de Dieu pour enseigner la vérité divine, ce sera sans doute celui qui a révélé ces grandes idées, esprit qui remplissait l'&me des sages des temps passés, et qui répandait par leurs bouches tant d'excellentes leçons. Mais si vous ne pouvez atteindre à ces hauteurs, tenez-vous donc cois et muets, et cachez votre ignorance, et ne dites pas que ce sont ceux qui voient clair qui sont aveugles, ni ceux qui courent qui sont boiteux, estropiés et boiteux comme vous êtes quant à l'âme, et vivants seulement
1. L'inspiration de la fin du VI* et du début du VU" livre de la République et de plusieurs passages du Timée et du Parménide est ici visible. Celse y enseigne le Dieu au-dessus de Têtre et de la substanee: eTrexiiva ttj; oùaiotç.
2. Le manuscrit de Paris porte clairement tu ualv Syj%, que Spencer transforme, on ne sait pourquoi, en t^* r.y.IvEXfti et non, comme Lom-
matzsch le marque en note, t. XX, p. 73. N. I, «V Oaîv Xt'^fti*