Cont, Ceh., VIII
a. Cuiu, cw*., Vin, 15, lo.
QUATRIÈME PARTIB. 375
qu'on lui donne et la variété des cérémonies par lésquelles on essaye de Thonorer^] Dieu est le Dieu com<^ mun de tous les hommes ; il est bon, exempt de besoin, incapable d'envie. Qu'est-ce donc qui empêche ceux qui lui sont le plus dévoués de prendre part aux fêtes publiques^ [d'user des viandes immolées à la divinité et de participer aux sacrifices faits aux idoles '.] Si ces idoles ne sont rien, quel mal y a-t-il à s'asseoir avec tout le monde au festin sacré ? Mais si ce sont des êtres divins , il est hors de doute qu'ils sont aussi à Dieu, qu'il faut croire en eux, leur oflErir selon les lois des sacrifices et des prières pour mériter leur bienveillance*.
Si c'est par respect pour les traditions de leurs pères qu'ils s'abstiennent de certaines victimes comme celles dont pous parlons, alors ils devraient aussi s'abstenir absolument de la chair de tous les animaux, conune Pythagore qui croyait honorer de la sorte la vie et ses organes. Mais si c'est, comme ils disent, pour ne pas s'asseoir à la table des démons, j'admire leur sagesse de comprendre seulement enfin qu'ils vivent à la table des démons, et de ne s'en garder que lorsqu'ils ont sous les yeux des victimes immolées, car le pain qu'ils mangent, le vin qu'ils boivent, les fruits dont ils goûtent, l'eau dont ils s'abreuvent, l'air même qu'ils respirent, toutes ces choses ne sont-elles pas chacune sous garde de certains démons spéciaux