‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 222 sur 286 · Cont, Cela,, VUI · texte numérisé non relu

Cont, Cela,, VUI

ne leur appartienne je me servirai de leurs propres paroles. Dans le Dialogue céleste^ ils parlent quelque part dans le sens que voici et en ces propres termes : « Si le fils de Dieu est plus fort [que son père], et si le fils de rhomme est cependant son maître, quel autre que le fils de rhonmie commandera au Dieu qui gouverne le monde? Pourquoi tant de gens sur le bord du puits et pourquoi personne n*y descend-il? Pourquoi après tant de chemin parcouru manques-tu de cœur? — Tu te trompes, j'ai du cœur et une épée. » Ne voit-on pas là pleinement le fond de leur pensée? Ils font du Dieu céleste une personne distincte, père de celui qu'ils s'entendent pour adorer, et puis, abrités sous le nom du Grand Dieu, c'est leur chef, le fils de l'homme qu'ils adorent seul, lui attribuant la puissance supérieure et la souveraineté sur le Dieu qui gouverne tout*.

De là le mot d'ordre qu'il ne faut pas servir deux maîtres, afin que leur faction soit plus serrée autour de lui seul. Or, leur aversion pour les temples, les simulacres et les autels est comme la marque et le signe d'union mystérieux et secrets dont ils sont convenus entre eux*.

[De même ils se refusent à prendre part aux fêtes pubUques et à goûter des chairs immolées à la divinité : Ils n'ont point de Dieu l'idée qu'on en doit avoir. Il n'y a pas de Dieu séparé, malgré la diversité des noms

1 . C^est la seule mention que nDus trouvions de cet écrit sorti évidemment d'une plume gnostique,et très-vraisemblablement de recelé de Marcion, où l'on aimait à opposer le grand Dieu qui avait envoyé le Christ au Dieu des Juirs et à son Messie, l'Évangile à loi Juive. — Cr. Irén., 1, 27, et Coni. Cefs,, V, 54, et VI, 53.

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