QUATRIÈME PARTIE
[Les Juifs et les chrétiens reconnaissent eux aussi ces ministres et ces diacres divins et leur rendent honimage à leur manière. La diiSérence entre eux et nous est plus dans les noms que dans les choses, car ils ne leur accordent pas moins de vertu que nous ^]
Si on les désigne sous des noms barbares, ces ministres de Dieu auront donc quelque puissance ; mais si on les nomme en grec ou en latin, ils n'en auront plus*. [Aussi, ils ne craignent pas de railler ou d'outrager ceux-mêmes qu'ils appellent, qu'ils prient ou qu'ils invoquent dans leur langue ou sous d'autres noms, faisant parade d'invectives stériles et menteuses '.] >
Regardez-moi, [dit l'un d'eux], debout devant la statue de Zeus, d'Apollon ou de quelque autre de vos dieux, lui dire des injures ou le frapper du bâton» Cependant il ne s'en venge point*. Mais ne vois-tu pas, pauvre homme, qu'il en est aussi qui, bravant en face ton démon, ne se contentent pas de l'injurier? On le bannit de toute l'étendue des terres et des mers, et toimême qui es comme une vivante statue consacrée à ton Dieu, on t'entraîne et on t'attache à une croix ! Le
1. Restitution d*une courte lacune indiquée par Origène en oes termes : Eît' 67ïtXa6ou.svo; on xot^n-iavot; XaXtl toî; pio'vto t» t%& ^là toO iiQO&î) eùxcuiévoi; Kat <Jup.9Ûp(i)v rà tTÉpcov xai àXo^oïc yi^iauxitolç ouvà- TTTCûv àuToé, 9vi<nv... Ces mots résument évidemment les idées que nous indiquons ici.