Passage rétabli pour Tenchalnement des idées
4. Accusation dont il est bien difficile de dire qu^elIe fut alors ane calomnie. Voir à ce sujet le Mémoire de M. Edmond Le Blant : Poiyeuetê et le zèle léméraire, — Mém. de TAcad. des inscript, et belles-lettres, t. XXVIII, 2^ partie. — Opigène accorde ici que ces outrages ont pu partir de quelque chrétien de la plèbe nvà; àic^Tûv «oXX&v icaipft^fcou xat à-77ai'T(Û7cu. — Cotil. Cels,^ VIII, 38.
démon, ou, comme tu dis, le fils de Dieu s'en venge-t-fl \-'
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Toi, tu railles et insultes les statues de ces dicijii! y mais si tu avais outragé Dionysos lui-même ou Héraclès =' * en face, tu n'en serais pas sorti peut-être de si belle :? humeur ! Quant à ton Dieu, on l'a saisi en personne, f on l'a étendu sur la croix et torturé, et jamais ceui ^ qui l'ont fait n'en ont porté de peine. Et, d'autre part, depuis ce jour-là, dans un si long espace de temps, est-il jamais rien arrivé d'extraordinaire à ceux qm ont pu croire que ce personnage était non un simple magicien, mais le fils de Dieu^ ? Que dire de celui qui l'avait envoyé avec ses instructions à porter au monde'? Le messager a été cruellement châtié et a emporté avec lui son message dans le néant, et depuis si longtemps son père n'a pas encore agi. Se peut-il un père à ce point dénaturé ? — Mais lui [le fils], dis-tu, voulait ce qui est arrivé, et c'est parce qu'il le voulait qu'il a subi cet excès d'outrages. — Mais ces dieux que tu insultes, je pourrais dire qu'eux aussi le veulent bien, et que c'est pour cette raison qu'ils supportent tes blasphèmes. Car il ne faut pas voir de différence là où il n'y en a pas. Et encore, nos dieux au moins savent punir rudement leurs blasphémateurs, les réduisant à fuir, à se cacher, à périr s'ils sont pris *.