Cont. Ceh,, VIII
2. Passage nécessaire pour la transition et la liaison des idées.
3. Nous gardons ici la leçon du manuscrit de Paris : rà; aràau; voaoûvTc;, qui est aussi celle du manuscrit de B&le. — Spencer suivi par Lommatzsch et Migne, a corrigé ces mots en T^ CTdnt ouvovti; qui veulent dire unis en une conspiration^ — nous ne savons sur quelle autorité.
âme vivante, rejeton céleste et incorruptible d'une nature divine et incorporelle , avec ceux-là on peut, grâce à Dieu, converser sur cette matière ". Ils sont au moins raisonnables en ce point qu'ils croient au bonheur futur de ceux qui auront bien vécu, et au châtiment éternel des méchants ^, Or c'est là un dogme qu'ils ne doivent jamais abandonner, ni eux ni personne^.
Mais puisque les hommes sont nés attachés à un corps, soit qu'ainsi l'exigeât l'ordre universel des choses, soit en expiation de leurs fautes, soit à cause des passions qui chargent l'âme et l'appesantissent ici-bas jusqu'à ce qu'elle soit purifiée par diverses révolutions fixées d'avance — car il est nécessaire, suivant Empédocle, que, pendant trois fois dix mille ans, l'âme, changeant de forme avec le temps, erre loin du séjour des bienheureux^ — , il faut croire que les hommes sont sous la garde de certains êtres chargés du soin de cette prison^.
De deux choses l'une : refusent-ils de suivre les cérémonies publiques et de rendre hommage à ceux qui y président ; alors qu'ils renoncent à prendre la robe virile, à se marier, à devenir pères, à remplir
1 . Lommalzsch écrit : èXiri^^cuoiv e^etv aicûvicv ouv Os^, toûto ^tftXt- (ofiat; et s'autorise du texte du ms. de Paris. Or le ms. de Paris marque la virgule après atwvicv et réunit par conséquent ei>y diû au mot <^i%Xc^ou.ai.
2. Lommatzsch ciiange l'expression ouve^ovTai du manuscrit de Paris en ouvsoovTat.
3. Le mot âiroTiivovrc; par lequel se termine cette citaUon paraît une erreur du copiste, comme Lommatzscti l'explique en note.
4. Ces deux vers sont empruntés au prologue du poëme d*Empédocle TCEol çuoecûç. Ils appartiennent au début. — Frag» phU. Grœe* Biblioth. Grecq. Didot. t. I. p. 1.