QUATRIÈME PARTIS. 3SÎ
enfin aucune des autres fonctions de la vie commune ; qu'ils s'en aillent tous ensemble loin d'ici' sans laisser graine de leur espèce, et que la terre entière soit débarrassée de cette engeance! Mais s'ils veulent prendre femme, avoir des enfants, manger des firuits de là terre, prendre leur part des choses de la vie, des biens et aussi des maux qui y sont attachés — car la nature assujétit l'homme aux maux, il faut néceissai* rement qu'il y en ait, et ce monde leur est réservé — -^ il faut qu'ils rendent à ceux qui sont chargés de tout administrer les honneurs ^ qui conviennent, qu'ils s'acquittent de tous les devoirs de la vie jusqu'à ce qu'ils soient délivrés des liens qui les y attachent : autrement ils paraîtraient singulièrement ingrats ' envers ces êtres supérieurs. Car il est injuste de participer aux biens dont ils disposent, et de ne leur rendre aucun hom-r mage en revanche *.
Tout ici-bas, jusqu'aux plus petites choses, a été remis aux mains de quelque puissance. Les croyances des Égyptiens peuvent nous l'apprendre. Selon eux,* trente-six démons ou dieux de l'air — on en compte quelquefois plus encore — se sont partagés le corps de l'homme en trente-six parties. Chacun d'eux a été désigné pour veiller sur une de ces parties. Ils
1 . Lommatzsch et Migne écrivent ici en note : Scribendum videtur Guieio : x<>>p&îv évdlv<^e icaoou^t. C'est la leçon du manuscrit de Paris, si ce n'est îvôev et non &v6iv^i ; mais il y a un signe de ponetuatiOD après 77%ou9^i.
2. Ti(jt.a'^ manque dans le ms, de Paris évidemment par un laptui calami du copiste.
3. Le ms. de Paris donne â^pnotu : mais Origène reprenant ee passage écrit àxaptorct et c'est sans doute la vraie leçon . adoptée dft reste par Lommatzsch.