‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 233 sur 286 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

et des sacrifices, s'attachent aux concerts et aux plaisirs semblables, sans être capables de rien î meilleur que de guérir les corps, de prédire : aux hommes et aux cités, sans rien savoir ni • faire enfin que ce qui regarde la vie mortelle ^ it honorer ces êtres parce que cela est utile ^. e, il vaut mieux croire que les démons ne manie rien, n'ont besoin de rien, mais qu'ils se rént des sentiments pieux qu'on leur témoigne '. premier principe est que] jamais en aucune ne faut abandonner Dieu, ni le jour ni la nuit, iiblic, ni en particulier. Nous devons continuel- > et dans nos paroles et dans nos actions, et quand nous ne parlons ni n'agissons, tenir me élevée vers Dieu*. Cela posé, quel mal y i chercher à nous attirer la bienveillance de li ont reçu de Dieu leur pouvoir, et, entre autres, 5S rois et des puissants de la terre ; car ceux-là n'ont pas été, sans une volonté divine ^ élevés f qu'ils occupent.

si l'on vous ordonnait, à vous adorateur de B commettre une impiété ou de proférer quelque !, certes il faudrait vous garder d'obéir. Mieux it souffrir toutes les tortures. Oui, il faut souffrir

lans celui de voluptés charnelles, adopté par Bouhereau et

étions latines.

!/. Ce/A\, Vni, 60.

ir. Cels., VJll,.62.

t. Cels., VllI, 63.

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; m«. de Paris, f. 309. V.

j ^at|i^ovia; îay.uo;. — Coni, Cels,, VIII, C3«

386 LE SllSGOURS VÉRITABLE.

mille morts avant de proférer aucune impiété contre^ Dieu, avant même d'en concevoir la pensée \ Mais c'est^ tout autre chose si on vous commande de chanter un i hymne au Soleil ou de célébrer Athéné dans un beau péan. Vous paraîtrez en efiFet d'autant plus honorer le grand Dieu que vous aurez mieux glorifié ces divinités. Car en se répandant ainsi partout, là piété devient plus parfaite^.

Supposez môme qu'on vous ordonne de jurer par le chef de l'Empire. 11 n'y a pas encore de mal à le faire. Car c'est entre ses ipains qu'ont été remises lès choses de la terre, et c'est de lui que* vous recevez tous les avantages de la vie *. 11 convient de se tenir à Tantique parole : « 11 faut un seul roi, celui à qui le fils de l'artificieux Saturne a confié le sceptre *. »

Si vous cherchez à ébranler ce principe, le piînce vous punira, et il aura raison ; car si tous les autres faisaient comme vous, rien n'empêcherait que l'Empereur ne demeurât seul et abandonné, et que le monde ne devînt la proie des barbares les plus sau- • vages et les plus grossiers. 11 n'y aurait bientôt plus trace alors de votre belle religion, et c*en serait fait de la gloire de la vraie sagesse parmi les hdnunes *.

1 . Spencer, Lommatzsch et Migne écrivent ainsi le texte iàv xtXiva Tt; Opv)<ncEucvTa Ôeôv yi àosSelV) etc.— Ils rapportent d'aillearsane leçon où on lit ôpir](ncEU8tv.— Aucun des trois éditeurs n'a regardé, ce semble, le wu, de Paris, qui porte très -lisiblement cette très-claire leçon : iàv xiXtôi|r Ti; ôpr.oxsucûv Ôeov <n àoeSetv. Fol. 310, verao, — - De même, les trois éditeurs écrivent : iràaai; ^aoâvotç i'^oiprfpviTtov sans avertir que le môme ms, de Paris.porte izdacLç BaffâvGu; j']pcoifTipiiTÎ9v. — Ce dernier verbe prend du reste le datif et Taccusatir.

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