Cont. Cch., VUI
savent les noms de ces dieux dans la langue du pays. Ce sont : Chnoumen, Chachoumen, Cnath, Sicath, Biou, Erou, Erebiou, Rhamanor, Reianoor et les autres, appelés de noms égyptiens ; et, en invoquant ces dieux, ils guérissent les maladies de chacune des parties du corps. Qu'est-ce donc qui empêche de rendre un léger hommage à ces dieux et aux autres \ si on préfère la santé à la maladie, une vie heureuse à une vie misérable, si l'on souhaite d'être à l'abri des incarcérations et des supplices autant qu'il est possible ^ ?
[Ce n'est pas que nous conseillions à personne de se livrer à corps perdu, sans raisonnement et sans choix, à toutes les superstitions et à toutes les pratiques locales. L'art de communiquer avec les démons peut avoir sa vertu ^.] 11 faut cependant prendre garde, en se livrant à ces pratiques, de s'en éprendre à l'excès, de s'absorber dans l'amour de son corps en laissamt de côté ou en mettant en oubli des soins plus relevés ; car il convient peut-être d'ajouter foi aux sages qui nous disent que la plupart des démons se complaisent dans les choses de ce bas monde *, sont avides du sang et
1 . Le verbe ^e(tou|Aevov employé ici est bien moins fort qoe les ▼erbesOpviaxcueiv, Ôepairebeiv, «^ouXiueiv dont Celse se sert communément. Il veut dire saluer de la main en passant. Il semble que Celse ne demande aux ctirétiens qu'une marque extérieure de respect, Taceep* tation d'une simple formalité.
2. Le texte ê»; ôtovrai donné par le ms. semble pouvoir être changé en &>; otcvre, comme fait un peu plus bas Origène repremat en délai! cette citation. A plusieurs reprises, on trouve des ftuites analogues : ï.i'^ncLi pour Xs-^tri ; opicXo'yiÎTai pour éjAoXo^iIrt, ete. -^ Cont. Ce/*., Vin, 58.
3. Transition dont Origène fournit, ce semble, les éléments, -— ' Cont. Cels., VIII, 59-60.
4. Nous entendons le mot -^Éveoti dans le sens Platoniden de ehoM engendrée, mobile, périssable, où Celse Ta pris lui-même au livre VIF,