Cont. CeU., VIII
[Vous voulez, il est vrai, et vous ne vous en cachez guère, vous voulez, dans votre naïf orgueil et dans votre ardeur conquérante, soumettre et réduire le monde entier à votre niveau, et établir votre croyance unique sur la ruine de toutes les autres. Mais si, dans chaque pays, la place était libre, est-ce donc à vous qu'on irait? Et l'unité, en cette matière, est contraire à la nature des choses K] S'il était possible que les peuples de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique, tant Grecs que Barbares, jusqu'aux extrémités du monde, fussent unis par la communauté d'une même foi, [cela sans doute serait fort beau ; mais il n'y a pas au monde d'idée ni de dessein plus chimérique.] Qui se le met en tête témoigne bien qu'il n'a rien vu ^.
Après cela, dit Origène', Celse nous engage à soutenir r Empereur de toutes nos forces, à partager avec lui la défense du bon droit, à combattre pour lui, à porter les armes avec lui si les circonstances F exigent^ et à r aider dans le commandement de ses armées,