vu. Àpoll
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choses divines, puis des choses humaines avec ses disciples, et prêchant aussi la foule, sans user d'expressions poétiques et inusitées, ni de vaines répétitions, ni d'ironie, mais avec la gravité d'un prêtre prononçant du haut du trépied des sentences brèves et solides conune le diamant, avec l'autorité d'un législateur.
Après cela, l'idée lui vint de voyager, et il résolût de visiter les sages Indiens. Il s'en ouvrit à ses discijplès, qui étaient au nombre de sept, et, connue ceux-ci essayaient de l'en détourner, il leur dit : « J*ai pris conseil des dieux, et je vous ai déclaré leur volonté pour vous éprouver et voir si vous êtes assez forts pour me suivre dans mon entreprise. Mais puisque l'énergie vous manque, adieu, philosophez à votre aise : pour moi, il me faut aller là où la sagesse et la divinité me conduisent ^ » Et il partit d' Antioche avec deux serviteurs.
A Ninive, Apollonius rencontre Damis, qui se sentit tout d'abord pris d'enthousiasme, etluiproposa de l'accompagner, se faisant fort de l'aider, grâce à sa connais* sance des langues barbares : « Je sais toutes lés langues, lui répondit Apollonius, sans en avoir appris aucune. » De ce jour Damis, saisi d'un respect religieux, s'attaclia à lui et ne le quitta plus. Apollonius comprenait même la voix et le langage des animaux. Ils traversèrent la Mésopotamie, passèrent Ctesiphon et entrèrent sur le territoire de Babylone. « Je viens voir, dit le sage de Tyane au satrape qui l'interrogeait, si même malgré vous on peut faire de vous des hommes? » 11 allait ainsi expliquant les présages et les songes^