‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 262 sur 286 · vu. ApoU., VIII · texte numérisé non relu

vu. ApoU., VIII

temple s'ouvrirent d'elles-mêmes, puis se fennèrent dès qu'il les eut passées, et on entendit des voix de jeunes filles qui chantaient: « Quittez la terre, allez au ciel, allez * ! » Quelque temps après, il apparut à un jeune incrédule, lequel se réveillant couvert de sueur : « Je te crois, dit-il. » Ses camarades lui demandèrent ce qu'il avait. « Ne voyez-vous pas, répondit-il, le sage Apollonius ? Il est au milieu de nous, écoute notre discussion et récite sur l'âme des chants merveilleux. — Où est-il, dirent les autres, car nous ne le voyons pas, et c'est un bonheur que nous préférerions à tous les biens de la terre !... » Il s'agissait de rimmortaUté de l'âme, dont le jeune homme doutait.

« Je n'ai pas souvenir, dit Philostrate en terminant, d'avoir vu un tombeau d'Apollonius. La ville de Tyane possède un temple que les empereurs lui ont élevé à leurs frais. »

Telle est l'analyse de La Vie dC Apollonius de Philostrate.

On ne peut prétendre sérieusement que cet ouvrage soit une pure biographie historique. La place qu'y tient le merveilleux répugne absolument à cette interprétation. Du conmiencement jusqu'au bout, le lecteur se trouve, le plus souvent, dans un monde à part, en dehors des faits de la vie conunune, dansFatmosphère propre aux narrations hagiographiques. Apollonius paraît presque partout un personnage qui vit entre ciel et terre, demi-honune et demi-dieu, prêté, pour ainsi dire, au bas monde pour Téclairer par ses leçons, ses préceptes et ses exemples ; se jouant de la

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