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Cont, Cels,, I

164 LES PERSÉCUTIONS DE L'ÉaLISE.

exercé à la dialectique pour ne pas prendre for sérieux le livre auquel on le conviait à répom L'étendue de la réfutation qu'il lui a consacrée, le s qu'il a pris de suivre son antagoniste pied à pied, d poser argument à argument, sa prétention de ne i laisser passer, les dissertations mêmes, de longueur peu sénile, dans lesquelles il semble vouloir no telle ou telle objection embarrassante de Celse, t cela prouve qu'il jugeait moins frivole l'écrivain con lequel Ambroise l'avait engagé.

Avant d'essayer de restituer la polémique du p mier adversaire sérieux que la doctrine chrétienne rencontré, il importe de savoir quel il était, de déti miner à quel parti philosophique il appartient, à quf époque et en quel lieu il a composé son ouvrage.

Sur ces diverses questions, Origène lui-même foi nit peu de lumières. Il nous dit dans sa préface, éci avant Fachèvement de son premier livre, que Fauti du livre auquel il a commencé de répondre ne vit pi mais qu'il est mort depuis longtemps déjà ^ Si vag que soit cette indication chronologique, si Ton adi d'après le témoignage exprès d'Eusèbe, que le tra Contre Celse ait été écrit dans les dernières années règne de Philippe l'Arabe , c'est-à-dire entre à et 249^, elle exclut toute date voisine de cette époq et suffit pour rendre vraisemblable qu'un intervî de soixante ans au moins se soit écoulé entre la c( position du Discours véritable et la réfutation d'( gène. L'ignorance même d'Origène sur la pei;sonne

1. Ttto KeXacu roù où^è xctvdcspav J^coyiv l^câvrc; èv àvôpuirot; Irt r.^Yi xaî irâXai vexpoù. — Cont, Cels. Préfat. 4. 2 Eusèbe, Hist, EccL, VI, 36.

Ceke et sur T existence de son ouvrage avant qu'Ambroise le lui ait envoyé , confirmerait cette première donnée. Origène ne sait pas bien quel est ce Celse, de quel pays il est, ni à quelle école philosophique il appartient. Il écrit au commencement de son premier livre : « On dit qu'il y a eu deux Celse épicuriens , le premier qui a vécu au temps de Néron, l'autre qui est celui auquel j'ai affaire , au* temps d'Adrien et au delà*. Ces mots xaxà 'ASptovbv xat xaTwiépw, au temps d'Hadrien et au delà^ ont un sens un peu large, • On pourrait se servir de ces mêmes expressions en parlant de Lucien, dont la vie s'est étendue aussi depuis les premières années du règne d'Hadrien jusqu'aux dernières années du second siècle, et peut-être jusqu'au commencement du troisième. Origène appelle communément Celse épicurien '^ Cependant, il n'est pas pleinement assuré qu'il le soit en effet. Il semble qu'il le souhaite et que ce seul titre vaille en quelque sorte un argument. Épicurien, matérialiste, ces mots ne sonnent-ils pas parfois comme une raison? Origène pourtant est trop sincère pour ne pas reconnaître que, si Celse est au fond épicurien, il a pris souvent un masque, et en plusieurs passages, s'est exprimé en fidèle disciple de Platon. « Ou bien, dit-il, Celse dissimule ses sentiments épicuriens, ou bien il les a abjurés, ou bien il n'a de commun que le nom avec l'épicurien Celse ^ »

Origène nous fournit encore d'autres renseigne-

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