‹ Histoire des petits théâtres de ParisChapitre 12 sur 44 · LE COMMERCE · texte numérisé non relu

LE COMMERCE

CÀSSANDRE, PAIILASSE.

Cassandre, appelant.

Paillasse...

Paillasse.

Matelas.

Gassakdke.

Comment, que veut dii-e cette réponse?... drôle, tu niéf itérais...

Paillasse.

Dame ! vous me parlez de paillasse, je vous parle de matelas... Monsieui*, faites-moi un croquet?...

Gassakdec.

Comment, un croquet?...

Paillasse.

Oui, un croquet, un colifichet, un plaisir, si vous Taimez mieux...

Cassandre.

Ah ! je comprends le mot ; le butor .ivcc sou croquet !... Eh bien! que me veux-tu? ..

Paillasse.

Faites-moi le croquet.., le plaisir, le colifi' chet de m'écouter....

Cassandbe.

Allons, jVcoute...

Paillasse.

Je viens vous dire que je m'en vais de chez vous. . •

Cassandhe.

Tu veux me quitter?... pourquoi cela?... est-ce que tu n'es pas content de tes gages?...

Paillasse.

Monsieur, ce n'est pas par intérêt que je vous sers...

Cassandre.

Alors pourquoi veux- tu me quitter..; est-ce que tu vas te marier?...

Pailusse»

Pas si bete !... vous savez bien que j'en suis à ma douzième femme.., et que je n'en ai pisis encore eu une qui ait aussi bonne envie de vivre qu'elle ?

Gassandre.

Dis-moi, alors, ce qui te dégoûte de mon service?...

Paillasse.

Je ne suis pas découlé de vous. Monsieur, ni de madame votre femme , qiû est bien- aimable pour moi qu.iiid vous n'y êtes pas...

Gassanbrb.

Insolent !...

Pailusse.

C'est que j'ai une sœur qu'un milord vient

d'établir..; elle ne peut se passer de moi.. Je lui serai utile dans son coniiHeVtè;*, ''* '

Cassâi^i^rÈ.

£t quel commerce ?. . .

Paillasse.

Ali! monsieur, tili commerce conséquent; elle tient des piî^Cfes de vèîoùrs , de pékin , de levantine, de pèrchie, de poti-cle*-soie, dli g[ourgouran, des mousseliàes, des*balistes, du piqué, eu linon , dés dentelles , du clrap de lioie , des cachemires, du patiucote , du casimir, du j>apier brouillarcl , des "os, desVornes, des peaux de lapin, des chiens, de^ cliâts et des rats morts .. ï

Cassandre.

Comment , elle vend dti velours et des cornes ?. .. des cachemires, des dentelles et des 6, dju Casimir, du linon avec lies lapins, des chiens, des chats, du linon et des rais morts? V.'A^Qons, tu perds la tête ou in te ni^ques de moi..; je raû te dontier cent coups de bâton, si tU ne me dis pas ce qu'il en est.

Paillasse.

Eh bi<*n ! monsfeur, puisqu'il faut vousTavouer, sachez ^qne ma sœur est linjyère au petit crochet. ) quand je Vous ai dit qu'elle avait des pièces de drap de soie, d'écavlate, qu'elle tenait des papiers, des coinesy des os..j je liô Vous ai pas menti. - . . , ^ -t

CASMNomil.

.. n ,«^.t Tfai que, je sui$ dpns niOQ jtQrt..^.yat'en chez ta sœur, mon aini« puisque la aîiiieil le commerce ; moi^d^. U|on côte , je vaU chercher ua fidèle serviteur poiu* te r«iiiplai:er.

( lis sortent. )

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