‹ Histoire des peuples du NordChapitre 130 sur 206 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

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fer, comme si elle n'eûl fendu que de l’eau (1). Les sabres se lieurlaient, les boucliers tombaient en pièces, les haches raisonnaient sur le crâne des guerriers.

Les hacbes volaient en éclats; sur leur tranchant d’acier se brisait aussi le crâne des Norwegiens ; la bataille s’engagea dans une lie ; le bouclier éclatant du Roi ruisselait du sang des combattants.

Les épées s’échauffaient dans le sang des blessures; la mort des hommes volait sur les traits ; le glaive s'ouvrait un passage ù travers le milieu des boucliers; il tomba une grêle de flèches sur la plage de Storda (2).

Des boucliers aux anneaux d’or étaient ramassés , couverts de sang; le sang roulait à travers la bataille, murmurant comme un torrent; des rangs entiers tombaient, fauchés par l’épée.

Alors les chefs s’assirent, l’épée nue à la main ; leurs boucliers étaient fendus , leurs cuirasses percées à jour ; il n’y avait plus dans l’armée de héros qui enviât les combats de Valhalla (3).

Alors Gaundul dit, appuyé sur sa lance : « l'assemblée des Dieux est remplie d’hôtes innombrables, et Hakon est aussi invité à se rendre dans le palais céleste. »

Le Roi entendit les paroles des Valkyries; montées

(1) L’épée était d’une si bonne trempe que Hakon fendit d'un seul coup le casque et la télé d'Ejvind Skroya.

(2) C’est dans l’ile de Storda ou Stortha qu’eut lieu la bataille où périt Hakon.

(3) Dans les cinq strophes suivantes nous avons adopté la traductiou de M. Du Mcril ( Hist. de la poésie Scandinave , pp. 158-laO ).

sur leurs chevaux, elles semblaient réfléchir , la tête couverte de leur casque, et le bouclier étendu devant elles.

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