PRÉFACE
Bernardin de Saint-Pierre, et, de nos jours, Victor Hugo et Lamartine.
Les plantes fournissent à tous les âges de la vie des distractions agréables ou des enseignements utiles.
L'enfance aime les fleurs; elle se plaît à les rechercher. Les fleurs font dans le jeune âge le charme des promenades champêtres; elles éveillent nos premières sensations. Nous saluons celles qui se rencontrent sous nos premiers pas, car notre cœur nous dit qu'elles ne sauraient nous être indiflérentes.
Ce goût, naturel à la tendresse de l'enfance, ne s'afllaiblit point dans la jeunesse. La simple culture d'un jardin procure au jeune homme des plaisirs sans cesse renaissants; c'est un fertile enseignement pour son esprit et son cœur. La jeune fille se plaît à retracer de son pinceau les formes capricieuses des fleurs, à imiter l'éclat brillant de leur coloris. Quel intérêt nouveau s'ajouterait à cette simple reproduction des lignes extérieures, si la jeune fille pouvait y joindre une connaissance exacte de ces végétaux élégants dont elle aime à retracer les contours 1
Ces pures et délicates jouissances ne s'évanouissent pas avec l'âge ïnùr, comme les amusements stériles de la jeunesse : elles prennent une direction plus sérieuse. Pour peu que nous ayons porté notre attention sur le spectacle de la nature , ces productions que nous avons considérées dans le jeune âge, isolément et sans but particulier, nous oflrent plus tard un intérêt que nous n'avions pas soupçonné. La végétation, prise dans son ensemble, revêt un caractère tout particulier de grandeur qui nous étonne. Nous apprenons à considérer les plantes dans leur généralité. Leurs harmonies naturelles, leurs rapports avec le reste des êtres vivants, leur commune origine, tout nous conduit à l'idée d'un Dieu créateur. En contemplant les secrets et merveilleux ressorts qui régissent le mouvement et la vie, en