‹ Histoire des plantes (volume 4)Chapitre 25 sur 64 · EXEMPLES · texte numérisé non relu

EXEMPLES

Ac«tjlédones classe l"{Lichen, Fougère).

,, ( éUmines hypogynes — 2" (Blé, Avoine).

,""'«»■ - périg"» - 3.(Li,Iri.).

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1 étamines ëpi^nes . — &• (Aristoloche),

— përigjnes . — 6» (Parelte).

— hypogynes.. — 7* fPlantain).

' corolle hypogyne.. . . — 8* (Mouron, Sauge).

— périgyne — 9« (Campanule).

Dico- } mono- j (anthères

épîgynf

tylédones Apétales .1 in:~__. I soudées. — lO" (Bleuet, Laitue). ' \ anthères

V [ libres... — 11» (Sureau, Scabieuse).

, 1 étamines épigynes . . — 12< (Angélique).

^- I — hypogynes, — 13* (Ancolie, Pavot), -

périgynes . — U* (Rosier, Pois).

\ pétales .

Didines irrégulières — !*• (Euphorbe, Courge).

La première classe comprend les familles des OwoKp^Mfa, des AlQUfs, des Hépatiques, des Mousses, des Fougères, c'est-à-dire les Cryptogames.

La seconde comprend les familles des Aroîdes , des Massetles, des Souchels, des Graminées.

La troisième celles des Palmiers, des Asperges, des Joncs, des Broméiies, des Asphodèles, des Narcisses et des Iris.

La quatrième celles des Bananiers, des Balisiers, des Orchidées, des Hydrochar idées.

Parmi les dicotylédones apétales, les Aristoloches' rentrenl dans la cinquième classe. Les Chalefs, les Thymélées, les Proléacées, les Lauriers, les Potygonées, les Arroches, sont les six familles delà sixième classe.

Dans la septième se rangent les Amarantes, les Plantains, les Nyctages, les Denletaires.

Parmi les^ monopètales, ]es Lysimaqttes, les Pédiculaires , les Acanthes, les Jasmins, les Oattiliers, les Labiées, les Scrofulaires, les Solanées, les Borraginées, les Liserons, les Polétnoines, les B(ffnon«, les Gentianes, les ^pocynew, les Sapotilliers , se placent dans la huitième classe.

A la neuvième appartiennent les Plaqueminitrs, tes Rosages, les Bruyères, les CampanMÏac^es.

A ladixièmeappartiennent les Chicoracées, les Cinarociphales , les Corymbifères.

A la onzième les Dipsacées, les Auiiùicdes, les Chèvrefeuilles.

Parmi les dicotylédones polypétales, les Azalées, les Onibellifères, entrent dans la douzième classe.

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Les RenoiKulacées, les Papaveracées, les Crucifères, les Câpriers, les Savùnnifrs, les Érables, les Malpightes, les Millepertuis, les Gu(- (m, les ft-afijers, les Âzédarachs , les Géraniums, les Vi^nej, les Ualvacées, les Magnolwrs, les -4iione,î, les Ménispertnes, les Vi- «rtliffî, les ri/iac^M, les Cw(es,les RrUacées, les Carj/opftyiWM.sont les vingt-deux familles de la treizième classe.

les Joubarbes , les Saxifrages, les Cactées, les Porlulacées, les Ftîoidft!, les Onagres, les Myrtes, les Mèlaslomes, les Saticaires, les Bwicées, les Légumineuses, les Térébinthacées, les Nerpruns, sont les treize familles de la quatorzième classe.

Enfin à la quinzième classe , ou à celle des dicotylédones didines, appartiennent les £j'p/ior6f j , les Cumrbilacèes, les fr- /iffM, les ^Bwntac^es, les Conifères.

Voilà comment Antoine-Laurent de Jussieu put distribuer !0 000 plantes en cent ordres ou familles , et subdiviser ces cent ordres en 1 754 genres.

Depuis trente ou quarante ans, d'autres botanistes ont tenté des essais divers de classification naturelle. Si l'on énumère les plus importants de ces travaux, on verra qu'ils s'éloignent peu du Gênera de 1789. Dans les classifications de de Candolle, d'Endlicher, de M. Lindiey, de M. Brongniart, la distribution des plantes en familles est fondée, comme celle de Jussieu, sur la considération des cotylédons, de la corolle polypétale, monopéta!c ou manquant complètement, eniin sur le mode d'insertion des ëtamines. Les noms ont changé, mais les choses sont restées les mêmes. Si dans ses détails la série des familles ofl're certaines différences, c'est qu'une série linéaire est incompatible avec la méthode naturelle, et que les rapports des groupes entre eux peuvent être exprimés de diverses manières, sans que cela porte atteinte aux principes généraux de la méthode naturelle.

• Lafonnation desordresnaturelsparde Jussieu, dit M. Ad. Brongniart, esl encore aujourd'hui un modèle qui dirige les botanistes dans l'étude du rigoe végétai au point de vue des affinités qui lient ses diverses ftnnes. Sans doute , beaucoup de ces ordres ont subi des modifications importantes dans leur étendue et dans leurs limites, le nombre en a été plus ^e doublé, mais le nombre des espèces du règne végétal que nous cwmaissaQs est plus que sextuplé depuis la publication du Gênera planta-

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rwm. Beaucoup de points de l'organisation des vëgêtaui à peine effleurés ou tout à fait ignoras ont été pris depuis lors en considération, et sont venus, non pas détruire, mais perfectionner l'œuvre des Jussieu. On est m6me étonné que les découvertes si nombreuses en anatomie et en monographie végétales, faites depuis le commencement de notre siècle, n'aient pas apporté plus de modifications dans la constitution des groupes naturels admis par l'auteur du Centra. C'est là qu'on reconnaît la sagacité du savant qui les avait établis et la bonté des principes qui le guidaient.... Quant à la formation des familles naturelles, les principes qui dirigent les botanistes modernes sont les mêmes qui dirigeaient A. L. de Jussieu, il 7 a quatre-vingts ans, quand il préparait son admirable ouvrage. ■

La classification naturelle des plantes, la distribution des végétaux en familles bien limitées et fondées sur des rapports réels, a été, de nos jours, perfectionnée et assise sur des bases de plus en plus positives. On s'est attaché à démêler les caractères qui doivent dominer et ceux qui doivent être subordonnés dans chaque famille. Un grand nombre de botanistes, se répandant sur le globe entier, explorant les régions les plus lointaines, interrogeant les solitudes des forêts et des plaines que nul Européen n'avait encore visitées, ont étudié à fond les espèces exotiques. Les comparant aux espèces d'Europe, ils nous ont donné le moyen de bien préciser le genre , les tribus et les espèces de chaque famille naturelle. Des monographies d'un grand nombre de familles ont été tracées avec patience et profondeur. L'étude de l'évolution et de la formation des organes, la découverte du véritable mode de reproduction dans les cryptogames, inconnu au temps de Jussieu, celle des inflorescences, celle des ovules, des embryons et des fruits, ont fourni d'autres éléments pour perfectionner la délimitation des familles et la classification naturelle.

Auguste Pyramus de CandoUe est un des botanistes de notre siècle qui ont le plus contribué à l'adoption générale des familles naturelles. Son ouvrage célèbre. Essai sur les propriélés drx plantes, a confîrmé, par la connaissance comparée de l'action physiolo* gique et médicinale des végétaux , les rapports d'organisation physique qui enchaînent naturellement certaines plantes dans un même groupe. On lui doit le catalogue, immense par son étendue et la précision de ses détails , de toutes les plantes con-

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noes, le Prodromus syslemalis naiuralis regni vegetabitis , continué de nos jours par ses élèves et en particulier par son fils M. Alph. de CandoUe.

Robert Brown , célèbre botaniste anglais , a beaucoup contribué, de son côté , au perfectionnement de la méthode de classi-

fication naturelle des plantes. Son grand ouvrage sur la Flore d'Austraiie a étendu avec un rare bonheur le cercle de nos études pour la comparaison des caractères qui sont le fondement des genres et des tribus des végétaux.

Le nombre des familles admises aujourd'hui par suite de

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l'ensemble des travaux des hommes éminents dont nous venons de rappeler les noms» s'élève à environ trois cents.

Nous donnerons maintenant le tableau général de la distribution des végétaux en groupes naturels.

Tous les végétaux se divisent en deux grandes classes : les Cryptogames et les Plianèrogames.

Les Cryptogames (de Y"l*'^i noce, xpuitrôî, caclié) sont dépourvus de pistils et d'élamines; ils se reproduisent au moyen d'organes divers qui n'ont d'autre analogie que leurs fonctions avec ces

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organes fécondateurs et reproducteurs. Ils ne présentent pas de cotylédons; aussi les cryptogames peuvent-ils être désignés sous le nom d'Acotylédones.

Les Phanérogames (de ■fii^'K, noce, ipavtpôî, visible) ont des organes reproducteurs évidents, formés d'étamines et d'ovules, nus ou renfermés dans un pistil.

Selon que les Phanérogames ont un embryon muni d'un seul cotylédon ou de deux cotylédons, on les divise en deux grands groupes naturels : les Momcoiylédones ou les Dicotylédones.

Désirant mettre sous les yeux du lecteur le tableau à peu près complet des familles naturelles, nous devons faire un choix parmi les classifications données par les botanistes. Nous donnerons la préférence à la classification publiée par Adrien de Jussieu, comme la plus généralement admise en France.

Adrien de Jussieu divise les Cryptogames en deux classes, les Cryptogames cellulaires, c'est-à-dire composés uniquement d'un tissu végétal non parcouru par des vaisseaux, et les Cryptogames vasculaires, c'est-<fdire pourvus de vaisseaux.

En ce qui concerne les Phanérogames, Adrien de Jussieu forme une seule classe, sans subdivision générale, des Phaitérogames tiionocotyléilones.

Quant aux Phanérogames dicotylédones, il les distribue en deux classes : les Gymnospermées , c'est-à-dire plantes à graines nves (pi*v<Jç, nu, (rnifitoi, graine), et les Angiospermées, c'est-à-dire plantes à graines renfermées dans le fruit (oîytsÎw, capsule, anfpus, graine). Les dicotylédones gymnospermes ne forment que cinq familles, qui comprennent ce que l'on nomme communément les arbres verts; les dlcotyiédoaes angiospermes se divisent en plusieurs groupes secondaires, dont les caractères distinctifs se tirent de différentes particularités des organes reproducteurs du végétal.

Cette courte explication préliminaire permettra de comprendre le tableau détaillé des familles naturelles établi par Adrien de Jussieu, que nous pouvons mettre maintenant sous les yeux du lecteur.

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OUSSIFICATION D'ADRIEN DE JDSSIED.

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