‹ Histoire des plantes (volume 5)Chapitre 29 sur 106 · SES · texte numérisé non relu

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posent seulement de deux étamines, et les autres d’un pistil seulement.

Üne fleur munie d'étamines et de pistils est dite hermaphrodie, qu'elle soit, ou non, pourvue d’enveloppes florales. Il est un grand nombre de plantes qui ne donnent que des fleuts hermaphrodites. Il en est d’autres qui donnent à la fois sur le même pied des fleurs mâles, des fleurs femelles et des fleurs hermaphrodites : ce sont les plantes polygames. D'autres n'offrent que des fleurs mâles ou des fleurs femelles ; mais celles-ci sont tantôt sur le mème pied, tantôt sur des pieds différents. Dans le premier cas, qui est celui du Chataignier, du Coudrier, du Ricin, la plante est dite monoïque; dans

Fig. 133. Fleur du Rafflesia Arnoldi.

le second, qui est celui du Chanvre, du Dattier, de la Mercuriale, la plante est divique.

Les divers végétaux nous présentent dans leurs fleurs presque toutes les dimensions possibles. Il est des fleurs qui n’ont que quelques millimètres de diamètre et d’autres que leur grand volume a rendues célèbres. On trouve à Sumatra et dans les tles de la Sonde une plante parasite dont la fleur, qui constitue le végétal presque tout entier, a près de neuf pieds de circonférence : c'est le Ra/fflesia Arnoldi (fig. 133). Le calice de

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certaines Aristoloches des bords du Rio Magdalena est si volumineux, que les habitants s’en servent comme d’un bonnet. Les fleurs de la Victoria regia, que nous représentons dans la figure 134, ont une circonférence d'environ un mètre. Elles prodüisent d’admirables effets, lorsque, pendant les nuits magnifques de ces contrées, elles étalent leurs immenses corolles à la surface de l’eau, sur les fleuves de la Guyane.

Les dimensions de la fleur ne sont pas en rapport avec celles des végétaux qui la produisent. La fleur de la plupart des grands végétaux de nos forèts est peu apparente, et ne compte guère que pour le botaniste. Elle est si petite qu’elle échappe généralement aux yeux des gens du monde, et qu’il faut l'examiner à une très forte loupe pour en faire l'étude. Au contraire, des végétaux de petite taille portent souvent des fleurs magnifiques. Elles font l’ornement et l'éclat des prairies, des bois et des parterres, par l’élégance de leurs formes et la beauté de leurs couleurs. |

C’est spécialement sur la corolle que la nature a répandu toutes les richesses de son inépuisable palette. La corolle est aussi parti-" culièrement le siége des plus suaves parfums du monde végétal.

Les plantes à fleurs odorantes sont plus communes dans les ;4 pays secs que dans les contrées humides. Dans les collines arrides et dénudées du midi de la France, le Thym, la Sauge, les*- Lavandes, chargent l'air des plus vives senteurs, tandis que les plaines Dimides de la Normandie n’exhalent aucun arome végétal.

Avant que la fleur s’épanouisse, les diverses parties qui la constituent sont intimement rapprochées et pressées les unps ‘ contre les autres; elles forment alors un bouton. Les boutons de. toutes les plantes annuelles, c'est-à-dire de celles qui germent,.. croissent, fleurissent et meurent dans la même année, conti- . nuent de se développer jusqu’à leur entier épanouissement. Les : boutons de certaines plantes ligneuses, comme le Tilleul, 8. comportent de même. Mais il est d’autres plantes, comm& l'Amandier, le Prunier, le Poirier, etc., dans lesquelles les:boutons apparaissent pendant l'été, grandissent jusqu'à l'automne, restent stationnaires pendant l'hiver, et s'épanouis-

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