MODE D’ACCROISSEMENT DES VÉGÉTAUX
Les végétaux s’accroissent au moyen des matériaux nutritifs élaborés que leur apporte la séve descendante. Il faudrait entrer dans des développements bien longs et bien difficiles pour exposer toutes les études que les botanistes ont faites concernant l’accroissement des végétaux. Nous serons forcé de nous borner ici à exposer l’état actuel de nos connaissances sur le mode d’accroissement des arbres de nos pays.
Les arbres s’allongent par le développement des bourgeons qui les terminent. On voit les intervalles, d’abord très-courts, qui séparent les points d'insertion des feuilles, devenir peu à peu de plus en plus grands, jusqu’à un certain degré de développement, qu'ils ne dépassent plus.
Mais comment se fait l'accroissement des arbres en diamètre ou en largeur ? Ce point exige un plus long examen.
Si l’on étudie la structure-intérieure d’un rameau d’une année,
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chez un arbre de nos bois, on trouve, vers la fin de cette année, que ce rameau est disposé comme il suit. On y voit une moelle, un cercle fibro-vasculaire muni de trachées à sa face interne, des rayons médullaires étroits traversant le cercle ligneux, pour se perdre dans l'écorce, qui est composée de l’épiderme, du suber, de l’enveloppe herbacée et du liber. Mais entre le système ligneux et le système cortical on peut constater, en outre, la présence d’une zone spéciale formée de cellules très-délicates, à parois molles et transparentes, et qui, au printemps, est comme baignée dans un liquide abondant provenant de la séve descendante et que divers botanistes désignent sous le nom de cambium.
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Fig. 132. Coupe horizontale et transversale d’une tige d'Érable d'un an et demi.
Cette dernière couche est d’une importance capitale. En effet, insensiblement et par les seuls progrès de la végétation, on voit dans le cours de la seconde année cette zone intermédiaire, qui a reçu le nom de zone génératrice et qui est placée entre le système cortical et le système ligneux, devenir le siége d’une formation double : l’une corticale, l’autre ligneuse.
La figure 132, qui nous a servi à mettre en relief les divers éléments d’une tige d'arbre, montre fort bien aussi son mode de développement. La partie embrassée par l’accolade 1 représente le bois et l’écorce de la première année ; la partie embrassée par
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l'accolade 2, le bois de la seconde année. La couche génératrice est placée au point de séparation de ces deux éléments : elle est indiquée par la lettre c. Des cellules, des fibres, des vaisseaux résultent de la transformation des éléments délicats de ce tissu générateur. En d’autres termes, il se fait en ce point, par suite de la transformation du cambium, de l'écorce de dehors en dedans, — du bois, de dedans en dehors. Les rayons médullaires se continuent sans interruption et sans modification à travers les couches nouvelles ; mais il peut s’en former de nouveaux, qui, sans être en relation avec la moelle, se prolongent jusqu’à l'écorce.
Ce qui s’est passé pendant la deuxième année se renouvelle pendant la troisième, la quatrième, etc. Il résulte de là une conséquence fort utile dans la pratique. Comme il est permis de distinguer par certains caractères les couches successives qui se forment d'année en année, l’âge d’un arbre se trouve pour ainsi dire inscrit sur sa tranche. Dans le Chêne, par exemple, il est très-facile de distinguer les couches annuelles, et voici pourquoi. La transformation de la zone génératrice en bois se continue depuis le printemps jusqu’à l'automne, et par conséquent sous des influences climatériques assez différentes. Il se forme d'’abord des gros vaisseaux à l’époque où la circulation de la séve est la plus active ; puis on ne voit plus apparaître que des vaisseaux d’un calibre beaucoup plus petit et moins nombreux. Vers là fin de l’année, quand la végétation se ralentit, il ne se forme plus que des fibres ligneuses. Il résulte de ces différences extrèmes entre le bois de printemps et le bois d'automne, que le passage de ce dernier au prernier est très-facile à saisir, et que les diverses formations annuelles apparaissent dès lors comme autant de zones concentriques.
En résumé, c’est par la couche génératrice que s'opère l’accroissement des arbres en diamètre.
Si l'accroissement annuel d'un arbre se faisait dans des conditions extérieures sensiblement égales pendant toute la durée de la végétation, on conçoit qu’il n’y aurait pas de ligne de démarcation entre chaque période annuelle de végétation et qu'il n'y aurait dès lors pas de zones concentriques. C’est ce qui a lieu dans certains arbres: des pays chauds dont la végétation n'éprouve ni accélération d'activité, ni temps d'arrêt assez
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prononcé. Ici l’âge des arbres ne se trouve en aucune façon inscrit, comme pour les arbres de nos climats, sur la section de la tige.
Nous devons faire ici deux remarques importantes. Le nouveau bois participe seulement à la nature de la partie extérieure du cercle ligneux ; l’étui médullaire ne se renouvelle pas. D'autre part, de nouvelles cellules se forment constamment dansla partie moyenne de la zone génératrice, faute de quoi l’accroissement cesserait dès que toutes les cellules de cette zone seraient transformées en les éléments du nouveau bois et de la nouvelle écorce.
Nous avons admiré la grandeur, la puissance du suprême Auteur de la nature dans la création des divers organes et appareils que nous venons de passer en revue : ces racines, à l'innombrable chevelu qui, par une merveilleuse faculté, pour nous à peine explicable, pompent les liquides contenus dans la terre, et transportent dans les canaux du végétal le fluide nourricier ; — ces tiges et ces rameaux qui soutiennent la plante au milieu de l'air, destiné à l’alimenter; — ces feuilles, organes, tout à la fois, de respiration, d’évaporation et d’excrétion, par lesquelles la plante absorbe l’air, ou rejette les vapeurs et les gaz inutiles à sa subsistance ; — ces vaisseaux, aux formes si variables, dans lesquels circulent la séve ascendante, qui s'élève au centre de la tige, et la séve élaborée qui descend dans les parties plus extérieures du tronc; — ces stomates, ces cellules, en un mot, tous ces appareils, toute cette mécanique vivante, par lesquels s’exercent les fonctions végétales. Cet admirable ensemble n’a qu’un seul but: la création des fleurs. Nous allons procéder à l'examen de cet appareil important du monde végétal. Cette étude nous montrera, à son tour, que si les racines, les tiges, les rameaux et les feuilles, n'existent que pour la formation des fleurs, à leur tour les fleurs n'existent que pour la production des fruits, et les fruits eux-mêmes que pour la création des graines, terme ultime, but essentiel de la végétation ; car la nature, tant pour les plantes que pour les animaux, concentre tous ses efforts, dirige tous ses actes, dans le but de la reproduction de l'individu, et par conséquent de la conservation de l'espèce.
La douce impression que la seule vue des fleurs exerce sur notre âme, est un sentiment si naturel qu'aucun homme ne saurait s’y soustraire. La vue d’un brillant parterre, l'aspect d’une
prairie émaillée de fleurs, éveillent en nous les plus agréables sensations. C’est que la fleur ne peut être comparée à aucun des autres êtres de la nature ; rien ne saurait en donner l’idée, car elle sert elle-même de comparaison, de modèle idéal, à tout ce qui se distingue par la beauté des formes, par l'élégance et la grâce. Ces organes, auxquels la nature a confié les plus importantes fonctions, sont précisément ceux qu’elle se plaît à embellir. Elle prodigue ses trésors, ses décorations les plus brillantes aux organes qui ont reçu la plus haute mission, c'est-à-dire le soin de la reproduction de l'espèce. Couleurs éclatantes et richement nuancées, suaves parfums, contours élégants, tissu délicat, port gracieux, sont prodigués aux fleurs les plus communes; de sorte que l'époque de la floraison, c’est-à-dire de la reproduction de l'espèce, est aussi pour les plantes le temps des parures éclatantes et le moment le plus brillant de leur vie.
À la diversité et à l'élégance des formes, les fleurs joignent encore un précieux attribut, qui les met au-dessus de toute autre production naturelle.-Outre ces dons précieux de la forme, le Créateur leur a donné en partage la douceur du parfum. Quelles délicieuses émanations s’exhalent de nos parterres! Les grappes des Lilas embaument les allées. Le long d’un Arbre de Judée, aux fleurs élégantes, le Chèvrefeuille enroule ses tiges volubiles, et laisse exhaler son doux arome. Le Jasmin coquet, qui tapisse les murs et les treillages, dissémine dans l'air son parfum pénétrant. Des Rosiers embaument l'atmosphère. Des Héliotropes, des Tubéreuses , le Réséda et les diverses Labiées, y joignent leurs aromes. Une foule d'autres fleurs aux parfums moins pénétrants unissent et confondent leurs senteurs variées et chargent l’air de nos parterres de leurs enivrantes odeurs.
Il ne faut donc pas être surpris que l’on ait éprouvé de tout temps la plus sympathique attraction pour ces gracieux ornements de nos parterres, de nos champs et de nos bois. L’art leur emprunte ses plus séduisants modèles. Les harmonieuses dispositions de la corolle régulière des fleurs, les formes bizarres, mais toujours élégantes, des corolles irrégulières, servent encore de guide aux dessinateurs d'ornement. Les fleurs ont toujours été le symbole du bonheur et de la joie. Ornement inséparable des festins chez les anciens peuples, elles servent, de nos jours,
d'accessoire à nos fêtes, el se montrent avec avantage sur la table de nos repas. Dans les plaisirs champètres, les guirlandes de fleurs sont le décor obligé. C'est par des bouquets que l’on célèbre et consacre les touchants anniversaires du cœur. La fleur d'Oranger couronne le front de la jeune épouse ; et cette parure naturelle ne pâlit jamais auprès des plus magnifiques atours. Dans ses célébrations solennelles, la religion prodigue sur ses autels et ses tabernacles les modestes tributs de nos champs; elle décore ses autels de bouquets, de rameaux fleuris; elle jonche de fleurs le passage de ses processions pieuses. La fleur qui a symbolisé les grandes périodes de la vie humaine, symbolise également sa fin, et la triste Immortelle préside à nos cérémonies funèbres. Ainsi, la naissance et la mort empruntent à la fleur leurs symboles attendrissants ou funestes.
Nos goûts et nos affections ont, en effet, de quoi se contenter targement dans la variété prodigieuse, dans la diversité infinie des fleurs qui naissent sous nos pas. La terre est comme un vaste jardin où s’étalent tour à tour les plus riantes perspectives du royaume des plantes. Aucune partie du globe n'est privée de cette décoration naturelle. Les fleurs poussent sur l’humble gazon des prairies, comme à la cime des plus hauts arbres; elles décorent les montagnes et embellissent les vallées; elles émaillent nos champs et viennent égayer les sombres retraites des bois.
La bonté du Créateur, sa sagesse infinie, ont su varier de mille manières la parure des fleurs, tant pour l’harmonieuse distribution des couleurs que pour le port et la figure. Parmi les fleurs de nos parterres, les unes ont un air de noblesse et de majesté; les autres, moins fastueuses, se distinguent par la régularité de leurs formes. Le Lis superbe dresse avec orgueil son majestueux calice, tandis que la modeste Pervenche nous charme par sa simplicité. Si de riches couleurs s’étalent sur les corolles d’une foule de plantes, d’autres, avec un aspect plus simple, attirent encore et charment nos regards ; et cette diversité infinie dans l'aspect des fleurs est la plus douce jouissance pour celui qui sait comprendre les grâces de la nature.
Cette variété singulière que nous admirons dans les fleurs, nous pouvons en jouir d'autant mieux qu’elles ne se produisent pas à nos yeux en un même moment. Chaque fleur paraît à une
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époque déterminée. Ces décorations champêtres se succèdent et se remplacent dans un ordre invariable. Cette fête de la nature a ses périodes réglées. C’est dans la froide saison, avant que les arbres ne se hasardent à développer leurs boutons, que le Perceneige annonce le réveil de la nature endormie. Vient ensuite la timide fleur du Safran, la gracieuse Primevère et l’aimable Violetie, qui éclosent avec les premières feuilles des bois. Les blanches corolles des Rosacées s’étalent au premier soleil du printemps: elles sont l'avant-garde de l’armée brillante des fleurs qui, aux jours de mai, vont envahir la campagne. C'est alors que chaque mois nous fait admirer une nouvelle merveille végétale. Une fleur est à peine flétrie qu’une autre se développe, pour la remplacer. La Tulipe étale avec orgueil son admirable corolle, sur laquelle la nature semble avoir épuisé les ressources de son incomparable pinceau. Bientôt la brillante Anémone arrondit son disque élégant; le Rhododendron développe ses luxuriants rameaux, tout couverts de fleurs, aux nuances tendres et variées; la Renonculs nous charme par la régularité de ses contours et l'harmonie de ses couleurs; le Lilas décore nos clôtures de ses odorants panaches; le Narcisse, le Muguet, l'Impériale, l’Iris, embellissent nos jardins. Tandis que les arbres fruitiers mêlent à la verdure naissante,les plus tendres couleurs, le Rosier se couvre de feuilles, et la reine des fleurs ne tardera pas à venir réclamer les priviléges de son rang.
Aux jours d'été, la fète est dans tout son éclat: c’esl le feu d'artifice de la floraison. Les Lis, les Chèvrefeuilles, les Glaïeules, les Pavots, les Fuchsia, l'Œillet, l’'Hortensia, etc., étalent à nos yeux les grâces qui les distinguent.
. Ces enchantements continuent avec l’automne. C’est alors que l’orgueilleux Dahlia, les superbes Héliunthes, les jolis Asters, la Reine-Marguerile, la Balsamine, l’Amarante, les Verveines, les Roses trémières, le Colchique, l'Œillet d’Inde et cent autres espèces, viennent nous consoler de la fin des beaux jours, jusqu’à ce que l'hiver jette son froid manteau sur la campagne attristée, et suspende pour nous cette fête de la nature.
Dans les considérations qui précèdent, nous avons pris le mot de fleur dans un sens trop indéterminé. En poussant plus loin
ces généralités, nous courrions le risque de commettre des inexactitudes, de tomber dans l’erreur banale des gens du monde au sujet de la désignation des fleurs. Séduit par le brillant éclat des couleurs qui ornent la corolle, le vulgaire n’applique le nom de fleur qu’à cette corolle même, il ne voit la fleurque dans cette enveloppe brillante de beauté, et lorsqu'une plante est privée de corolle, il s’imagine qu'elle est privée de fleur. Rien n'est plus faux que cette idée, nous n’avons pas besoin de le dire. Sauf une classe spéciale de végétaux, dont la reproduction se fait par des organes d’une autre structure, toute plante a ses fleurs, plus ou moins appréciables, puisque la fleur est l'instrument de la reproduction de l'individu. Seulement, de tous les éléments qui entrent dans la composition de la fleur, des diverses enveloppes qui la forment, plusieurs peuvent manquer, et la science permet de bien préciser dans tous les cas l’individualité de la fleur. Toutefois, l'erreur si familière aux gens du monde au sujet de la fleur nous avertit de la nécessité de bien fixer sur ce point les idées du lecteur. Étudions en conséquence avec attention cet organe, indispensable à la multiplication des plantes.
Et d'abord, quelle définition faut-il donner de la fleur, pour prétendre à une véritable exactitude et rester dans les termes scientifiques? Une définition rigoureuse de la fleur est plus difficile qu'on ne pourrait le penser.
Jean-Jacques Rousseau, le célèbre philosophe, qui dut à l'étude et à la culture de la botanique les heures les plus douces de sa vie, et qui nous a laissé dans ses Lettres sur la botanique un livre plein d’attrait et plein de bonne science, s'exprime ainsi à propos des définitions que l’on peut donner de la fleur :
« Si je livrais mon imagination aux douces sensations que ce mot semble appeler, je pourrais faire un article agréable peut-être aux bergers, mais fort mauvais pour les botanistes. Écartons donc un moment les vives couleurs, les odeurs suaves, les formes élégantes, pour chercher premièrement à bien connaître l'être organisé qui les rassemble. Rien ne paraît d'abord plus facile. Qui est-ce qui croit avoir besoin qu’on lui apprenne ce que c’est qu’une fleur? Quand on ne me demande pas ce que c'est que le temps, disait saint Augustin, je le sais fort bien. Je ne le sais plus quand on me le demande. On pourrait en dire autant de la fleur peut-être de la beautémême qui commeelle est la rapide proie dutemps.On me présente une fleur, et l’on me dit voilà une fleur. C’est me la montrer, je l'avoue, mais ce n’est pas la définir, et cette inspection ne me suffira
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pas pour décider sur toute autre plante si ce que je vois est ou n’est pas la fleur, car il y a une multitude de végétaux qui n'ont dans aucune de leurs parties la couleur apparente que Ray et Tournefort ont fait entrer dans la définition de la fleur et qui pourtant portent des fleurs non moins réelles que celles du rosier, quoique bien moins apparentes. »
Bien que la définition de la fleur paraisse à Rousseau environnée de tant de difficultés, il n'hésite pas à proposer la suivante : « La fleur, dit-il, est une partie locale et passagère de la plante, qui précède la fécondation du germe, et dans laquelle ou par laquelle elle s'opère. » Définition irréprochable, qu'un siècle plus tard, Moquin-Tandon modifiait à peine, en disant : « La fleur est cet appareil passager, plus ou moins compliqué, au moyen duquel la fécondation s'opère. »
Quelle est la composition, la conformation extérieure d’une fleur ?
Lorsque cet appareil est le plus complet possible, il se compose de deux enveloppes, le calice et la corolle, et d'organes essentiels propres à assurer la reproduction de la plante, qui sont le pistil, lequel renfermera plus tard les graines, et les étamines destinées à féconder le pistil.
Le calice, la corolle, les étamines, le pistil, sont insérés sur un axe qui porte le nom de réceptacle et dont la forme varie suivant les plantes.
Les fleurs de toutes les plantes ne présentent pas les cinq ordres d'organes que nous venons de signaler. Il en est qui n’ont point d’étamines, il en est qui n'ont pas de pistil. Dans ces deux cas les fleurs sont uniseæuelles. Dans le premier elles sont dites femelles, dans le second méles. Le Buis a des fleurs unisexuées, les unes munies d'étamines sans pisiil, les autres munies de pistil sans étamines. D’autres fleurs sont dépourvues de corolle et même de calice et de corolle. Les premières sont incomplètes, les secondes nues. Le Populage où Souci d’eau, qui étend au printemps ses magnifiques fleurs dorées au bord des eaux, est dépourvu de corolle ; la fleur du Frêne n’a ni corolle ni calice, elle est réduite aux organes de reproduction.
Enfin certaines fleurs n’ont ni calice, ni corolle, ni étamines; ou bien ni calice, ni corolle, ni pistil. Elles sont à la fois incomplètes et nues. Telles sont celles du Saule, dont les unes se com-