‹ Histoire des plantes (volume 5)Chapitre 37 sur 106 · RÉCEPTACLE · texte numérisé non relu

RÉCEPTACLE

Le calice, la corolle, les étamines, les pistils, s’insèrent sur l'extrémité du pédoncule floral, qui porte le nom de réceptacle. Sa forme est très-variable. Dans les Renoncules il est conique; le calice, la corolle, les étamines et le pistil s’insèrent et s’étagent successivement sur ses flancs, ces derniers organes occupant jus-

qu'à son sommet. Dans le Myosurus (fig. 213), il s'allonge tellement qu'il ressemble à un petit épi dont les fleurs seraient les carpelles. Comme dans ces circonstances les étamines sont insérées au-dessous des pistils, on dit que les étamines sont hypogynes. Dans le Pécher (fig. 214), l’Abricotier, le réceptale a la forme

Fig. 213. Réceptacle du Myosurus. Fig. 214. Réceptacle de la fleur de pêcher.

d'une coupe, au fond de laquelle se trouve le pistil, tandis que sur ses bords s’insèrent le calice et les étamines. Celles-ci entourent le pistil, et sont dites périgynes.

Dans la Rose (fig. 215), le réceptacle se creuse tellement qu'il prend la forme d'une bou- ee teille, dont le fond est oc- | cupé par les carpelles et sur les bords supérieurs de laquelle s’insèrent les sépales, les pétaleset les étamines. Celles-ci sont encore périgynes.

Dans tous les exemples Fig. 215.

que nous ayons cités jus- Receptacle de la fleur de la Rose pimpinella. qu'ici, le pistil ne contracte aucune adhérence avec le réceptacle. Aussi dans tous ces cas, dans celui même où le réceptacle est creusé en bouteille, l'ovaire est libre ou supère. Maïs il n'en est pas toujours ainsi. Le réceptacle creusé en coupe se soude assez fréquemment avec la partie ovarienne des carpelles qu’il

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renferme, et cette soudure se fait plus ou moins haut de manière à présenter tous les degrés possibles d’adhérence. C'est ce qu'on voit dans la fleur des Saxifrages (fig. 216), du Pommier,

Fig. 216. Ovaire adhérent. (Saxifrage. Fig. 217. Ovaire adhérent. (Fuchsia.)

du Néflier, des Myrtes, dans les fleurs dù Fuchsia (fig. 217). L'ovaire est dit alors adhérent

Be où CE

Les fleurs n’ont qu’une existence éphémère. Après la fécondation, elles disparaissent ; l’ovaire, fécondé et grossi, persiste seul. Les débris flétris et desséchés de la corolle jonchent le sol ou sont emportés par les vents. Mais si la plante a perdu ce qui lui prétait son élégante décoration, si elle n’a plus cette parure briltante qui attirait et charmait nos yeux, le spectacle qui nous reste a bien son intérêt. C’est une décoration nouvelle qui remplace la première, et la vue n’a rien à regretter à ce changement de tableau. Aux blanches fleurs des Rosacées succèdent les jeunes fruits, aux teintes d’un vert engageant. En se dépouillant de leur corolle, les Sorbiers, les Néfliers, les Nerpruns étalent des fruits d'un rouge écarlate. Aux fleurs parfumées des Orangers succèdent les pommes d’or des Hespérides; aux tendres corolles du Cerisier, le globe empourpré de la cerise. La verdure de nos moissons séchées par le soleil de juillet fait place aux épis jaunissants, courbés sous le poids de leur fruit dur et corné: Comment ne pas admirer le tendre duvet de la Pêche, les globes énormes des Cucurbitacées, la chair épaisse et succulente de la Prune savoureuse, la substance nutritive des Légumineuses ou les grappes vermeilles de la Vigne, que dore le soleil d'automne! Si les fleurs éveillent en nous le sentiment du bonheur et de la joie, les fruits nous annoncent l'abondance et la richesse. L'homme contemple avec une juste satisfaction ce résultat, longtemps attendu, de ses soins et de ses travaux.

La fécondation des fleurs une fois opérée, la vie se concentre dans les ovules et dans l’ovaire qui les renferme et les protége. Ces deux parties continuent à croître, et offrent bientôt de nouveaux caractères. L'ovule devient la graine, l'ovaire devient le péricarpe, et leur ensemble constitue le fruit. Le fruit est donc l'ovaire qui a müûri, ou qui.a noué, comme disent les jardiniers.

L'aspect du fruit n’est pas le même suivant que l'ovaire était

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libre ou adhérent. Dans le premier cas, le fruit n’offre à sa surface que la cicatrice du style, et quelquefois, à sa base, les restes du calice, de la corolle, de l’androcée. Dans le second cas, le fruit présente à sa surface, et près de son sommet, les restes ou les cicatrices d'insertion des sépales, des pétales, des étamines. C'est ainsi qu’une pomme, un coing, une groseille, qui résultent de la maturation d’un ovaire adhérent, sont munis d’un æil, qui manque complétement à la prune, à la cerise, à la pêche, parce que ces derniers fruits résultent de la maturation d'un ovaire libre.

« L’analogie des fruits avec les feuilles, dit A. de Jussieu, se montre dans leur nutrition aussi bien que dans leurs caractères extérieurs. Comme les feuilles, quoique à un degré plus faible, sous l’action de la lumière ils prennent dans l’air environnant de l'acide carbonique en dégageant de l’oxygène; la nuit ils prennent de l'oxygène en dégageant de l'acide carbonique. Leur vie passe par les mêmes phases; leurs tissus, d’abord mous et riches en sucs, se solidifient graduellement, et, arrivés à une certaine période, commencent à se dessécher, à perdre la couleur verte pour en prendre une autre, soit celle de feuille morte, soit des teintes différentes analogues à celles que certaines feuilles revêtent en automne; et le péricarpe flétri continue à rester attaché à l’arbre ou tombe en se désarticulant, »

Les fruits peuvent se diviser en deux grandes sections : les fruits secs et les fruits charnus.

Fruits secs. — Parmi les fruits secs, il en est qui s ouvrent à la maturité, pour laisser échapper les graines ; il en est, au contraire, qui restent toujours clos. De là la division des fruits secs en déhiscents et indéhiscents.

Fig. 218. Fig. 219. Fig. 220.

Akène de Bleuet. Akène de Renoncule. Samare de l'Orme.

Les fruits du Pissenlit, de la Chicorée, du Sarrasin, du Bleuet (fig. 218), de Ja Renoncule (fig. 219), sont secs et ne

Dr a Ne DS Vois La

souvrent pas. La graine unique qu'ils contiennent n’adhtre

Fig. 221. Samare de l'Érable, Fig. 222. Caryopse du Blé.

pas au péricarpe : on nomme ce genre de fruit akènes.

L'Orme a pour fruit un akène; seulement, comme il est entouré d’un repli membraneux en façon d'aile, on le nomme samare. La figure 220 représente le samare de l’Orme, ha figure 221 le samare de l'Érable.

Le fruit du Blé, de l’Orge, EX | de l’Avoine, etc., est, comme | RE | Fig. 224. Follicule d’Acunit. l'akène, sec et indéhiscent; RS mais la graine unique qu’il renferme, adhère au péricarpe, de manière à ne former qu'un seul corps avec lui : ce fruit s'appelle caryopse. La figure 222 représente le fruit ou le caryopse du Blé, selon le mot we botanique. D figues |

Que de variété dans la Gousse de Haricot. Pyxide de la Jusquiame. manière dont s'ouvrent les fruits secs! Les uns s'ouvrent en

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deux valves, qui portent chacune un rang de graines sur un de leurs bords; telles sont les gousses du Pois, des Haricots (fig. 223), etc. Les autres se fendent longitudinalement d'un côté, et prennent, en s’étalant, la forme d’une feuille qui porterait des graines sur ses deux bords : c’est le follicule; tel est celui de l’Aconit (fig. 224 ).

Il est des fruits secs qui s'ouvrent en deux parties par une fente horizontale circulaire, en sorte que la partie supérieure du fruit se détache comme un opercule. Ce genre de fruit sec se nomme pycide; on le voit dans le Mouron rouge, la Jusquiame (fig. 225). Chez d’autres, le péricarpe se détache en deux valves,

Fig. 226. Silique de la Giroflée. Fig. 227. Capsule du Pavot.

qui mettent à nu, par leur chute, un châssis formé par les placentas garnis de leurs graines : ce genre de fruit se nomme silique ; tel est le fruit de la Giroflée (fig. 226 ).

Est-il rien de plus ingénieux que le mode de déhiscence de la capsule du Pavot (fig. 227) ou du Coguelicot? L'ouverture de ce fruit se fait par un certain nombre de petites valvules réfléchies, disposées en cercle au-dessous du sommet aplati du fruit. Les graines y sont très nombreuses ; mais grâce à l’élégante disposition que nous venons de rapporter, elles ne tombent pour

ainsi dire que une à une, lorsque le vent incline la capsule, qui forme ainsi une sorte de semoir naturel.

Le fruit de la Digitale (fig. 228), qui est aussi une capsule, s'ouvre en deux valves, par le décollement des cloisons, et chaque valve correspond à un carpelle (déhiscence septicide). La capsule de la Tulipe (fig. 229) s'ouvre en trois valves; chaque valve correspond à deux moitiés de carpelle, et porte une cloison sur son milieu (déhiscence loculicide).

Fig. 229. Fruit de la Tulipe.

Fig. 230. Fruit du Sablier élastique.

Dans quelques plantes la dispersion des graines est assurée par des moyens assez difficiles à expliquer. Tout le monde sait qu'il suffit de toucher le fruit des Balsamines pour que ses valves se roulent tout à coup sur elles-mêmes, et projettent les graines à une certaine distance. C’est cette propriété qui a fait donner à l’une des espèces de la famille de ces plantes le nom d’Impatiente n'y touchez pas.

Le fruit capsulaire et ligneux du Sablier élastique (fig. 230), arbre américain de la famille des Euphorbiacées, est composé de 12 a 18 coques qui, par la dessiccation, s’ouvrent subitement, par le

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dos, en deux valves et se détachent de l’axe avec une sorte de détonation. On a beau entourer un de ces fruits avec des fils de inétal, la force de déformation est telle que les valves s’écartent encore l’une de l’autre. Enfin, pour prendre plus près de nous un dernier exemple, les graines des Géraniums (fig. 231) sont enfermées dans

enchâssées au bas d’un axe allongé et soutenues par un filet qui part du sommet de cet axe. À la maturité, ce filet se courbe en volute ou en spirale, et en soulève la loge avec la graine qu'elle contient dans sa cavité. C’est ainsi que le fruit du Géranium bec de grue, qu'on rencontre à chaque instant aux envi-

rons de Paris, ressemble à une sorte Fig. 231. Fruit du Géranium. de candélabre à cinq branches suspendues au sommet d’une colonne centrale.

Fruits charnus. — Quand le parenchyme des fruits prend un grand développement et qu’il se gonfle de liquides, le fruit devient charnu. L'homme tire de ce genre de fruits un si grand parti pour sa nourriture, qu'il a exclusivement appelé arbres fruitiers ceux qui fournissent ce produit végétal. D’après cette singulière crreur du langage, on croirait que l’Abricotier, le Pécher, etc., portent seuls des fruits. Il y a ici un étrange désaccord entre la science et le sentiment.

Le fruit charnu est coloré cn vert dans les premières phases de son développement. Il dégage alors, comme toutes Îles parties vertes des végétaux, de l’oxygène pendant le jour, et de l'acide carbonique pendant la nuit. Mais bientôt son volume augmente; il reçoit par son pédoncule l’eau et les substances minérales indispensables à son développement. C'est dans cette première période que les principes immédiats solubles prennent naissance ; leur proportion s’accroît à mesure que le fruit se développe.CGes corps solubles sont : le tannin, les acides organiques, qui varient suivant les différents fruits (acide malique, citrique, tartrique, cte.), le sucre, la gomme, la pectine, etc.

de petites loges membraneuses, qui sont

La formation de la pectine, substance qui compose les gelées des confitures de nos ménages, est due à la réaction des acides sur une matière insoluble dans l’eau, l’alcoo!l et l’éther, et qui accompagne presque constamment la cellulose dans le tissu des végétaux.

Le sucre provient de la modification de certaines matières neutres, comme la gomme et l'amidon. En effet, l’amidon existe en grande quantité dans certains fruits verts, et il en disparaît complétementau moment de la maturité. Il est doncextrèmement probable que c’est cet amidon quise transforme en sucre (glycose) sous l’influence des acides. Le tannin lui-même qui existe dans presque tous les fruits verts, et qu'on ne retrouve plus dans un fruit mùr, se transforme en glycose sous l'influence des acides.

La disparition de l'acidité dans les fruits est le fait le plus curieux de la maturation. On a constaté que cette disparition n'est pas due à la saturation des acides par les bases minérales, que les acides ne sont pas masqués par le sucre ou les matières mucilagineuses qui existent dans le fruit mûr, mais qu'ils sont vraiment détruits pendant la maturité. C'est le tannin qui disparaît le premier, puis viennent les acides.

Le moment où le tannin et les acides ont disparu est celui que l'on choisit, en général, pour manger les fruits; sion attendait plus longtemps, le sucre lui-même disparaîtrait et le fruit serait fade.

Vers l’époque de la maturité, les fruits exhalent de l'acide carbonique. Ils ne présentent plus, dès lors, aucun dégagement d'oxygène pendantle jour, et respirent, pour ainsi dire, à la façon des animaux.

Le fruit peut enfin subir un troisième ordre de modification : nous voulons parler du blésissement. Cette modification nouvelle a également pour effet de faire disparaître du fruit les principes immédiats qu’il renferme. Une Nèfle, par exemple, d'abord trèsacide et astringente, perd son acide et son tannin et ne devient comestible que lorsqu'elle est blette. Mais ce qui établit une grande différence entre la maturité et le blésissement d’un fruit, c'est que ce dernier état se manifeste seulement lorsque, la peau du fruit s'étant modifiée, l’air a pu pénétrer dans les cellules du péricarpe, les colorer en jaune et les détruire en partie.

Nous n'avons pas besoin de rappeler le rôle immense que ouent les fruits charnus dans la production des boissons alimen-

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taires. Le jus du fruit de la Vigne qui a subi la fermentation nous donne le Vin; lejus fermenté de nombreuses variétés de Pommes et de Poires, nous donne le Cidre et le Poiré.

C'est dans les fruits charnus que l’on distingue le plus aisément les trois parties constitutives du péricarpe, c'est-à-dire de cette partie du fruit qui forme les parois de l'ovaire. Ces trois parties sont, en allant de dehors en dedans : l’épicarpe (èrt, au-dessus, xaon, fruit), membrane épidermique plus ou moins épaisse, — le mésocarpe (uécos, milieu, xxpx, fruit), qui constitue ordinairement la chair ou la pulpe des fruits, — et l’endocarpe (ëvôov, en dedans, xaprée, fruit), qui forme souvent le noyau des fruits, mais dont la consistañce varie, comme nous le verrons bientôt.

L'ovaire résultant de la transformation physiologique d’une feuille, et le fruit n'étant qu’un ovaire mdr, on peut considérer l'épicarpe et l’endocarpe comme représentant les deux épidermes de cette feuille, et le mésocarpe comme le parenchyme de cette feuille primitive.

La plupart des botanistes actuels n'admettent que deux classes de fruits charnus: les drupes et les baies.

La Pèche, la Cerise, la Prune, la Nèfle, la Cornouille, sont des

Fig. 232. Cerise. Fig. 233. Coupe d'une Cerise.

drupes ; le Raisin, la Groseille, la Pomme, l’Orange, la Grenade sont des baies.

Tous ces fruits sont plus ou moins charnus ou pulpeux. Ils

sont de plus indéhiscents, mais il y a dans les drupes un ou plusieurs noyaux qui manquent dans les baies.

Jetons d'abord un coup d'œil sur les drupes.

Dans la Pêche, la Cerise et la Prune, qui résultent de la maturation d'un ovaire simple et supère, il est facile de distinguer trois parties : 1° une peau extérieure, plus ou moins épaisse, lisse ou veloutée, ou couverte d’une sécrétion cireuse, connue sous le nom de velouté : c'est l’épicarpe; 2° une chair épaisse, pulpeuse, succulente : c’est le mésocarpe; 3° un noyau ligneux, lisse où creusé d’anfractuosités profondes, qui constitue la chambre solide et protectrice de la graine : c’est l’endocarpe. La tigure 232, qui montre la coupe du fruit de la Cerise, et la figure 233, donnant une coupe verticale du même fruit, font voir les dispositions intérieures et extérieures de cette drupe. |

Le fruit du Wéflier résulte de la maturation d’un ovaire infère composé, à 5 loges, soudé avec une enveloppe extérieure que l'on considère comme une expansion du réceptacle floral. Aussi ce fruit est-il encore couronné par les sépales du calice. La mème Nèfle présente cinq noyaux osseux plongés au sein d'une masse pulpeuse qui résulte de la transformation et de la fusion des parois ovariennes (moins les endocarpes ligneux) et de ce réceptacle envahisseur. Ÿ

Le petit fruit oblong et rouge du Cornouiller est pareiilement une drupe résultant de la maturation d’un ovaire infère et composé. Ici seulement les noyaux se sont soudés entre eux, de telle sorte qu'on en trouve au centre un seul qui présente deux à trois loges contenant la semence.

Il résulte de ce que nous venons de dire, que À dans la Pêche, la Cerise, la Prune, la partie comestible provient exclusivement de la maturation du péricarpe, ou des parois de l'ovaire, tandis que dans la Nèfle, ou le fruit du Cornouil- 4 ler, la partie comestible résulte non-seulement EN de la maturation du péricarpe, mais aussi de la Baies du Groseillier. transformation du pédoncule de la fleur qui s’est accru et est devenu succulent.

Les baies sont, comme les drupes, des fruits charnus et indé-

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hiscents, mais privés de noyau. Telles sont les baies de la Vigne ou du Groseillier (fig.234). Il faut remarquer seulement, à l’occasion de ce dernier fruit, que sa partie comestible et pulpeuse n'appartient pas seulement au péricarpe, mais aussi aux graines qui présentent un {esta gélatineux assez développé. Les graines de la Grenade présentent aussi un testa rempli de pulpe.

Il est d’autres baies dont la structure est si particulière, qu'on leur a donné des noms spéciaux. Nous nous contenterons de mentionner ici les fruits des Pommiers et des Orangers.

La Pomme résulte de la maturation d’un ovaire infère et composé, à 5 loges. Il est enveloppé, comme le fruit du Néflier ou du Cornouiller, par une expansion du réceptacle floral. Cette enveloppe est devenue charnue et succulente, comme l'ovaire avec lequel elle est confondue et dont l’endocarpe seul, qui tapisse la cavité des cinq loges, est mince et cartilagineux. L'endocarpe constitue ces sortes d’écailles qui s'arrêtent souvent entre les dents lorsqu'on mange une pomme.

Le fruit de l’Oranger (fig. 235) résulte de la maturation d’un ovaire supère, composé et à plusieurs loges. La peau extérieure, colorée en jaune, à surface mamelonnée, parsemée de glandes PRET qui sécrètent un

RU D ii liquide odorant, est

46 e LS # 9 “ RS RQ 7». », l’épicarpe. Lacouche — NP Wg = SE

= blanche, spongieuse et sèche, qui suit immédiatement la peau extérieure, est le mésocarpe.

Enfin la mince membrane qui tapisse les quartiers est l'en-

Fig. 235. Coupe d’une Orange. docarpe. Cés quarliers eux-mêmes forment autant de loges contenant les graines vers leur angle interne, et remplies d’un tissu nouveau et particulier. Ce tissu se développe sur la paroi opposée de chaque loge. Il y apparaît d’abord sous la forme de poils; ces petits organes se multipliant, encombrent peu à peu la cavité entière, se gorgent de sucs, et finissent par constituer un

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