‹ Histoire des plantesChapitre 25 sur 114 · ACCROISSEMENT DES VÉGÉTAUX · texte numérisé non relu

ACCROISSEMENT DES VÉGÉTAUX

laticifères comme les réservoirs principaux et essentiels de la sève élaborée. M. Trécul est allé jusqu’à prétendre que ces vaisseaux jouent dans les plantes le même rôle que les veines dans le système circulatoire des animaux, c’est-à-dire qu'ils rejettent hors de l’économie les sucs altérés par l'exercice des fonctions vitales. Cette opinion est fort hasardée, mais il faut convenir que toutes les questions relatives à la sève descendante sont encore bien obscures. |

C’est au printemps que la circulation de la sève ‘se fait avec une grande activité. Alors, la plante est gorgée de malières nutritives, qui s'étaient conservées en dépôt pendant l'hiver. Elle est pleine de liquides, et ces sucs s’écoulent et se répandent au dehors par la plus légère blessure. Au printemps, la vigne et d’autres végétaux pleurent, selon l'expression pittoresque consacrée par l'usage. Mais lorsque les feuilles se sont développées, l’active évaporation qui se fait à leur surface, entraine les liquides à l’extrémité du végétal, d’où ils s’exhalent en vapeurs. Alors la vigne et autres plantes ne p/eurent plus quand on les blesse.

Quand les rameaux se sont développés et consolidés, le mouvement de la sève se ralentit. Il se réveille quelquefois vers la fin de l'été, lorsque, le printemps ayant été hâtif, les matériaux que la plante avait préparés pour la végétation de l'année suivante, sont prêts trop tôt, et mis prématurément en œuvre. Après la chute des feuilles et quand l'approche de l'hiver abaisse la température extérieure, le mouvement de la sève s'arrête totalement. L'arbre arrive peu à peu à un état de repos presque absolu, qui n’est pas la mort, mais seulement l'attente du réveil.

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