‹ Histoire des plantesChapitre 46 sur 114 · EXEMPLES · texte numérisé non relu

EXEMPLES

Monanprie (Hippuris, Canna). Dranprie (Jasmin, Lilas).

TrianDRis (Blé, Orge, Iris).

TéTRANDRIE (Garance, Caille-lait).

PENTANDRIE (Bourrache, Ciguë).

HexanDRie (Lis, Muguet).

Hupranprie (Marronnier d'Inde).

Ocranprie (Bruyère.

ENNÉANDRIE (Laurier).

Décanorie (OEillet, Lychnis).

Dopécanprie (Salicaire).

IcosanpRie (Myrte, Rosier).

PozyanpriE (Anémone, Pavot).

Linné a fondé deux autres classes sur l'inégalité des étamines

libres :

la Didynamie (quatorzième classe), qui comprend le

Thym, la Lavande, la Digitale, la Scrofulaire, plantes ayant quatre étamines, dont deux plus grandes, et la Zétradynamie, qui comprend la Giroflée, le Cresson, le Chou, qui ont six étamines,

dont quatre plus grandes.

Lorsque les étamines sont adhérentes entre elles, cette adhérence a lieu par leurs anthères ou par leurs filets. Les plantes qui rentrent dans le premier cas, comme le Bleuet, le Pissenlit, la grande Marguerite, appartiennent à la dix-neuvième classe (Syngénésie). Celles qui rentrent dans le second forment trois

classes : la Monadelphie (seizième), dans laquelle tous les filets : sont soudés en un seul corps, comme dans la Mauve, — la É

Diadelphie (dix-septième), dans laquelle les filets sont soudés en

deux corps, comme dans le Pois et le Polygala; — la Polyadelphie (dix-huitième), dans laquelle les filets sont soudés en plusieurs corps, comme dans l’Oranger.

Les vingt-quatre classes étant ainsi fixées, Linné subdivise chacune d'elles, d'après des considérations tirées, pour les treize premières classes, du nombre des styles ou des stigmates distincts; — pour la quatorzième (Didynamie), de la disposition des graines, tantôt nues (ou du moins qu'il considérait comme telles), tantôt renfermées dans un péricarpe; — pour la quinzième (Tétradynamie), de la forme du fruit; — pour les seizième, dix-septième, dix-huitième et vingtième, du nombre absolu des étamines; — pour les deux suivantes, du nombre absolu des étamines ou de leur adhérence entre elles ; — pour la vingt-troisième classe (Polyqamie), de la distribution des fleurs hermaphrodites et unisexuelles sur un même individu ou sur deux ou trois individus différents.

La dix-neuvième classe (Syngénésie) est divisée comme il suit :

Fleurs toutes hermaphrodites fertiles, Pol/ygamie égale (Salsifis, Laitue, Chardon).

Fleurs hermaphrodites fertiles dans le disque, fleurs femelles fertiles à la circonférence : Polygamie superflue (Tanaisie, Armoise, Seneçon).

Fleurs bermaphrodites fertiles dans le disque, fleurs neutres stériles à la circonférence : Polygamie frustranée (Centaurée, Soleil).

Fleurs hermaphrodites stériles dans le disque, fleurs femelles fertiles à la circonférence : Polygamie nécessaire (Souci).

Fleurs pourvues d’un calice propre et agrégées sous un calice commun : Polygamie séparée (Échinops).

Fleurs séparées : Monogamie (Jasione, Lobélie, Violette).

La classification des plantes que nous venons d'exposer, et qui est, comme on le voit, assez compliquée, assez laborieuse, a reçu le nom de système, c’est-à-dire de classification artificielle, parce qu'elle groupe les genres d’après un petit nombre de leurs rapports, et non d’après l’ensemble de ces rapports. Ce système permet plutôt de distinguer les genres les uns des autres, que de faire connaître chacun d’eux d’une manière intime. Il insiste beaucoup sur leurs différences, peu sur leurs ressemblances. Entre ces genres ainsi rapprochés il n'existe aucune analogie essentielle. Le Jonc prend place à côté de l'Épine-vinette, parce que ces plantes ont chacune six étamines et un seul style. La Vigne se range à côlé de la Pervenche, parce que ces deux plantes ont cinq étamines et un style ; la

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