‹ Histoire des plantesChapitre 48 sur 114 · EXEMPLES · texte numérisé non relu

EXEMPLES

Acgtylédones. #25... .... D... classe 1re (Lichen, Fougère). + { étamines LypORREe PES — 2e (Blé, Avoine). télydones. | — périgynes......... 287 (Lis, Iris). \ — ÉDISRE-.......0 — 4° (Orchis).

ee étamines épygines… — 5° (Aristoloche).

pi — périgynes.. -— 6° (Parelle).

— hypogynes. — 7€ (Plantain).

D ver ne. — 8° (Mouron, Sauge):

périgyne.. — e (Campanule).

cos Hans anthères tylédones. |pétales. | igyne: soudées. — 10° (Bleuet, Laitue). anthères libres. — a (Sureau, Scabieuse\.

Doly- étamines Sens — 2e (Angélique).

pétales. Fe — ” (Ancolie, Pavot).

| — périgynes. — (Rosier, Pois).

Diclines irrégulières.................... — 5° (Euphorbe, Courge).

La première classe comprend les familles des Champignons, des Alques, des Hépatiques, des Mousses, des Fougères, c'est-àdire les Cryptogames.

La seconde classe comprend les familles des Aroïdes, des Massettes, des Souchets, des Graminées.

La troisième celles des Palmiers,des Asperges, des Joncs, des Bromélies, des Asphodèles, des Narcisses et des Iris.

La quatrième celles des Baananiers, des Balisiers, des Orchidées, des Hydrocharidées.

Parmi les dicotylédones apétales, les Aristoloches rentrent dans la cinquième classe. Les Chalefs, les Thymélées, les Protéacées, les Lauriers, les Polygonées, les Arroches, sont les six familles de la sixième classe.

Dans la seplième se rangent les Amarantes, Plantains, les Nyctages, les Dentelares.

Parmi les monopétales, les Lysimaques, les Pédiculaires, les Acanthes, les Jasmins, les Gattiliers, les Labiées, les Scrofulaires, les Solanées, les Borraginées, les Liserons, les Polémoines, les Bignones, les Gentianes, les Apocynées, les Sapotiiine se placent dans la huitième classe.

À la neuvième appartiennent les Plaqueminiers, les Rosages, les Bruyères, les Campanulacées.

A la dixième appartiennent les Chicoracées, les Cynarocéphales, les Corymbiféres.

Ala onzième les Dipsacées, les Rubiacées, les Chèvrefeuilles.

Parmi les dicotylédones polypétales, les Azalées, les Ombeldifères, entrent dans la douzième classe.

Les Renonculacées, les Papavéracées, les A les Càpriers, les Savonniers, les Érables, les Malpighies, les Millepertuis, les Guttiers, les Orangers, les Azédarachs, les Géraniums, les Vignes, les Malvacées, les Magnoliers, les Anones, les Ménispermes, les Vinettiers, les Tiliacées, les Cistes, les Rutacées, les Caryophyllées, sont les vingt-deux familles de la treizième classe.

Les Joubarbes, les Saxifrages, les Cactées, les Portulacées, les Ficoïdes, les Onagres, les Myrtes, les Mélastomes, les Salcaires, les Rosacées, les Léqumineuses, les Térébinthacées, les Nerpruns, sont les treize familles de la quatorzième classe.

Enfin à la quinzième classe, ou à celle des dicotylé dones diclines, appartiennent les Æuphorbes, les Cucurbitacées, les Urticées, les Amentacées, les Conifères.

Voilà comment Antoine-Laurent de Jussieu put distribuer 20,000 plantes en 100 ordres ou familles, et subdiviser ces 100 ordres en 1,754 genres.

Vers 1830, d’autres botanistes ont tenté des essais divers de classification naturelle. Si l'on énumère les plus importants de ces travaux, on verra qu'ils s’éloignent peu du Genera de 1789. Dans les classifications d’Auguste de Candolle, d'Endlicher, de Lindley, d'Ad. Brongniart, la distribution des plantes en familles est fondée, comme celle Antoine- Laurent de Jussieu, sur la considération des cotyléd s, de la corolle polypétale, monopétale ou manquant cHpIE tent, enfin sur le mode. d'insertion des étamines. Les noms ont changé, mais les choses sont restées les mêmes. Si, dans ses détails la série des familles offre certaines différences avec celle qui est propre à la classification de Jussieu, c’est qu’une série linéaire est incompatible avec la méthode naturelle, etqueles rapports des groupes entre eux peuvent être exprimés de diverses manières, sans que cela porte atteinte aux principes généraux de la méthode naturelle.

« La formation des ordres naturels par de Jussieu, dit Ad, Brongniart, est encore aujourd’hui un modèle qui dirige les botanistes dans l'étude du règne végétal au point de vue des affinités qui lient ses diverses formes. Sans doute, beaucoup de ces ordres ont subi des modifications

importantes dans leur étendue et dans leurs limites, le nombre en a été plus que doublé, mais le nombre des espèces du règne végétal que nous connaissons est plus que sextuplé depuis la publication du Genera plantarum. Beaucoup de points de l’organisation des végétaux à peine effleurés ou tout à fait ignorés, ont été pris, depuis lors, en considération, et sont venus, non pas détruire, mais perfectionner l’œuvre des Jussieu. On est même étonné que les découvertes si nombreuses en anatomie et en organographie végétales, faites depuis le commencement de notre. siècle, n’aient pas apporté plus de modifications dans la constitution des groupes naturels admis par l’auteur du Genera. C’est là qu’on reconnaît la sagacité du savant qui les avait établis et la bonté des principes qui le guidaient.…. Quant à la formation des familles naturelles, les principes qui dirigent les botanistes modernes sont les mêmes qui dirigeaient Antoine-Laurent de Jussieu, quand il préparait son admirable ouvrage !. »

La classification naturelle des plantes, la distribution des végétaux en familles bien limitées et fondées sur des rapports réels, a été, de nos jours, perfectionnée et assise sur des bases de plus en plus positives. On s’est attaché à démêler dans chaque famille les caractères qui doivent dominer et ceux qui doivent être subordonnés. Un grand nombre de botanistes, se répandant sur le globe entier, explorant les régions les plus lointaines, interrogeant les solitudes des forêts, des plaines et des montagnes que nul Européen n'avait encore visitées, ont étudié à fond les espèces exotiques. Les comparant aux espèces d'Europe, ils nous ont donné le moyen de bien préciser le genre, les tribus et les espèces de chaque famille naturelle. Des monographies d’un grand nombre de familles ont été tracées avec patience et profondeur, par les botanistes français, anglais, allemands, espagnols, suédois, suisses, etc. L'étude de l’évolution et de la formation des organes, la découverte du véritable mode de reproduction des Cryptogames, inconnu au temps de Jussieu, l’étude des inflorescences, des ovules, des embryons et des fruits, ont fourni d’autres éléments pour bien tracer la délimitation des familles et perfeetionner la classification naturelle.

Auguste-Pyramus de Candolle est un des botanistes du dixneuvième siècle qui ont le plus contribué à l'adoption générale des familles naturelles. Son ouvrage célèbre, Essai sur les propriétés des plantes, a confirmé, par la connaissance comparée de l’action physiologique et médicinale des végétaux, les rapports

1 Dictionnaire d'Histoire naturelle de d'Orbigny.

d'organisation physique qui enchaînent naturellement certaines plantes dans un même groupe. On lui doit le catalogue, immense par son étendue et la précision de ses détails, de toutes les plantes connues, c'est-à-dire l’admirable, Prodromus systematis naturals regni vegetabilis, continué de nos jours par ses élèves, en particulier par son fils, M. Alpb. de Candolle.

Fig. 286, Auguste-Pyramus de Candolle.

Robert Brown, célèbre botaniste anglais, a beaucoup contribué, de son côté, au perfectionnement de la méthode de classification naturelle des plantes. Son grand ouvrage sur la Flore d'Australie a étendu avec un rare bonheur le cercle de nos études pour la comparaison des caractères qui sont le fonde-. ment des genres et des tribus des végétaux. nr 4

Le nombre des familles admises aujourd’hui par suite de

L ensemble des travaux des hommes éminents dont nous venons de rappeler les noms, s'élève à environ trois cents.

Nous donnerons maintenant le tableau général de la distribution des végétaux en groupes naturels, tel qu'il résulte de l'état présent de la science et de l'accord à peu près général des botanistes.

Tous les végétaux se divisent en deux grandes classes : les Cryrrocames et les PHANÉROGAMES.

Les Cryptogames (de yéyos, noce, xpurrés, caché) sont dépourvus de pistils et d’ étamines ; ils se repos au moyen d'organes divers qui n’ont d'autre analogie que leurs fonctions, avec les pétales et les étamines, les organes fécondateurs et pue teurs du reste des végétaux. Is ne présentent pas de cotylédons; aussi les cryptogames peuvent-ils être désignés sous le nom d’Acotylédones.

Les Phanérogames (de yéuos, noce, gavspée, visible) ont des organes reproducteurs évidents, formés d’étamines et d'ovules, nus ou renfermés dans un pistil.

Selon que les Phanérogames ont un embryon muni d’un seul cotylédon ou de deux cotylédons, on les divise en deux grands groupes naturels : les Monocotyledones ou les Dicotylédo) +

Désirant mettre sous les yeux du lecteur le tableau à peu près complet des familles naturelles, nous devons faire un choix parmi les classifications qui ont été données par les botanistes modernes. Nous donnerons la préférence à la classification publiée par Adrien de Jussieu, comme la plus généralement admise en France.

Adrien de Jussieu divise les Cryptogames en deux classes, les Cryptogames cellulaires, c'est-à-dire composés uniquement d’un tissu végétal non parcouru par des vaisseaux, et les Cryptogames vasculaires, C'est-à-dire pourvus de vaisseaux.

En ce qui concerne les Phanérogames, Adrien de Jussieu forme une seule classe, sans subdivision générale, des Phanérogames monocotylédones.

Quant aux Phanérogames dicotylédones, il les distribue en deux classes les Gymnospermées, c’est-à-dire plantes à graines nues de (yuuvés, nu, et oxéus, graine), etles Angiospermées, c'est-

- à-dire plantes à graines renfermées dans le fruit (de

ni Ca-

dyYELOv,

, graine).

Les dicotylédones gymnospermes ne forment que cinq fa-

milles, qui comprennent ce que l’ les arbres verts; les dicotylédones angiospermes se divisent en

OTEOUU

psule, et

on nomme communemen

g. 287. Robert Brown.

Fi

plusieurs groupes secondaires, dont les caractères distinctifs se tirent de différentes particularités des organes reproducteurs du

végétal.

Cette courte explication préliminaire permettra de comprendre le tableau détaillé des familles naturelles établi par Adrien de

Jussieu, que nous pouvons mettre maintenant sous les yeux pe lecteur, et qui est celui que nous adoptons dans cet ouvrage.

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