LES MOUSSES
Les Mousses, dont on ne connaît pas aujourd’hui moins de dix mille espèces, sont d’humbles plantes qui ont une certaine part dans la physionomie d'un paysage. Les arbres, les murs, les rochers, les ruines, etc., prennent un aspect riant ou pittoresque sous leur couverture de Mousse, aux couleurs variées.
Les Phascum croissent dans les allées sablonneuses de nos bois, et de nos jardins. Ils sont si petits qu'ils atteignent parfois à peine 2 ou 3 millimètres de hauteur.
Les Hypnum, qui recouvrent souvent le bord des ruisseaux, dans les lieux ombragés, qui forment des petits îlots de verdure au pied des Saules et des Peupliers, ou qui s’attachent au tronc de ces arbres, sont de robustes organismes végétaux qui ne pourrissent point. Aussi fait-on usage de cette derrière Mousse pour calfeutrer les barques. On s’en sert même pour entourer des conduites d’eau. Placées entre les planches ou entre les pierres, ces touffes végétales remplissent exactement tous les vides, et par suite de leur élasticité, ne permettent aucune issue à l’eau.
Les Fontiiales sont de petites herbes qui flottent au milieu des eaux courantes.
‘ Les Sphuignes, qui se plaisent dans les endroits marécageux,
jouent un rôle important dans la formation des tourbes. Leur tissu mince et délicat absorbe plus de seize fois son poids d’eau. Ces Mousses aquatiques croissent très rapidement et se ramifient beaucoup, de sorte qu’elles envahissent peu à peu l’intérieur de l’étang au milieu duquel elles se sont dévéloppées. Leurs parties inférieures détruites, accumulées au fond de l’eau, forment, avec la vase et les détritus d’autres plantes, un mélange, que l’on extrait, et qui constitue la tourbe, combustible économique. |
Pour donner au lecteur un exemple de l’élégante structure des Mousses, nous choisirons le Polytric. |
Le Polytric, nommé vulgairement Mousse dorée, Polytric doré, Perce-Mousse (fig. 326, 1), est plus grand que les Mousses
SZ