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Forêt d'Oli

Le FR NN ' v FLN ART ALT Ed ANIITUE

OLÉINÉES. 451

90 mètres de hauteur, avec un tronc de 8 mètres de circonférence. Il croît dans les bois de plaines, de collines ou de

Fig. 3917. Frène commun.

montagnes peu élevées. Il fleurit en avril et mai. Ses feuilles présentent de 9 à 15 folioles opposées, presque sessiles, lancéolées, glabres en dessus, velues en dessous à la base de chaque côté de la nervure moyenne. Les fleurs du Frêne commun,

contrairement à ce que nous avons vu dans le Frêne à fleurs, sont complètement dépourvues d’enveloppes. Elles se composent donc seulement de 2 étamines et d’un pistil. Les fleurs et le fruit ressemblent aux mêmes organes du Fraxinus O7nus.

GENTIANÉES.

Pour donner une idée de la famille des Gentianées, il nous suffira d’ exposer les caractères de l’un des genres qui la consütuent, la Petite Centaurée(Erythræa centaurium), par exemple (fig. 398).

C’est une petite plante commune dans les bois, les prairies, les clairières. Ses feuilles sont opposées, sessiles, entières ; ses fleurs, de couleur rose, sont disposées en cime. Ses fleurs sont régulières et hermaphrodites. Le calice, tubuleux, offre ve » divisions linéaires. La corolle À est en forme d’entonnoir, à tube

très long et à limbe à 5 divisions. étamines sont insérées

N D, sur le tube de la corolle, et de) LL” | leurs anthères s'ouvrent en l dedans par deux fentes longi-

S tudinales. Avant l’épanouisse-

Fig. 398. Petite Centaurée. ment de la fleur elles sont

droites ; mais elles se contournent en spirale après l'émission du pollen. Le pistil se compose d’un ovaire supère, surmonté d’un style filiforme divisé en 2? branches, arrondi au sommet. Cet ovaire est uniloculaire et renferme deux placentas pariétaux portant un grand nombre d’ovules anatropes. Le fruit est une capsule s’ouvrant en deux valves, qui portent les graines sur leurs bords. Cellesci renferment un très petit embryon dans un albumen charnu.

BORRAGINÉES. 453

Le genre Gentiane (Gentiana) ne diffère du précédent que par des caractères secondaires tirés de la forme de l'ovaire, des placentas, des étamines, etc.

On emploie en médecine, comme tonique amer, la racine de la Gentiane jaune, belle espèce qui croît ordinairement dans les montagnes des Alpes et en Bourgogne, et dont Les fleurs nombreuses, grandes et de couleur jaune, sont fasciculées et comme verticillées.

Les autres espèces de Gentianes sont aujourd’hui à peu près abandonnées par la médecine, mais les botanistes et les amateurs en font grand cas, en raison de leur élégance ou de la vivacité de leurs couleurs.

Citons encore, comme appartenant à la même famille, deux des plus gracieux ornements de nos rivières et de nos étangs : le Trèfle d’eau où Menyanthes trifoliata, dont les fleurs disposées en grappe et d’un blanc de neige sont teintes, à l'extérieur, de rose ou de poupre, et garnies, sur les parois intérieures de leur corolle, de filaments délicats roulés en dedans et d’une blancheur éblouissante; et le Villarsia nymphoïdes, rival élégant du MNénu/ar.

BORRAGINÉES,

La grande Consoude (Symphytu mofficinale) (fig. 399), que nousprendrons pour type de cette famille, estune herbe à feuilles simples, alternes, sans stipules. Les feuilles radicales sont très amples, ovales-aiguës ou lancéolées, longuement pétiolées. Les feuilles caulinaires, lancéolées, à limbe décurrent, toutes rudes et pubescentes. Les fleurs, disposées en cime, sont assez grandes, penchées, blanchâtres, jaunâtres ou violacées, régulières et hermaphrodites. Le calice offre 5 sépales lancéolés. La corolle est tubuleuse, à limbe campanulé, urcéolé, à lobes triangulaires, courts, réfléchis en dehors. Au-dessous de ces 5 lobes, la gorge est munie de 5 écailles lancéolées, formant un cône, blanches, planes, chargées, au bord, de papilles cristallines transparentes. 5 étamines sont insérées sur le tube de la corolle et alternent avec ses lobes. Le fruit se compose de 4 akènes..

À côté des Symphytum viennent se grouper d’autres genres, qui en sont très voisins, comme la Bourrache (Borrago officina-

lis), dont les corolles rosacées, purpurines dans le bouton, deviennent d’un très joli bleu après l'épanouissement; — la Buglosse (Anchusa officinalis); — la Pulmonaire (Pulmonaria officinalis), qui était jadis très employée en médecine, mais abandonnée aujourd'hui; — le Myosotis, qui doit à sa fraiche et délicate beauté les noms d'OEù de perdrix, Souviens-toi de moi, elc. ; — la Vipérine ou Echium vulgare, qui se distingue particulièrement par l'étrange irrégularité de sa corolle et

Fig. 399. Grande Consoude.

l'inégalité de longueur de ses étamines; — les Aéliotropes, reconnaissables à leur style, et à leur fruit drupacé à 4 noyaux distincts.

L'Héliotrope d'Europe est sans odeur ; mais celui du Pérou, que Joseph de Jussieu introduisit en France, en 1740, est par-

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