Physiologie végétale, p
cré pour les naturels des îles que l’Olivier de la citadelle d'Athènes, était d’une dimension colossale, tel qu'on le voit encore. Dans la zone torride, uue forêt de Cæsalpinia et d’'Hymenæa est peut-être un monument d’un millier d'années. En se rappelant que le Dragonnier a partout une croissance très lente, on peut conclure que celui d’Orotava est extrêmement âgé. C'est sans contredit, avec le Baobab, un des plus anciens habitants
de notre planète.
« Il est singulier que le Dragonnier ait été cultivé depuis les temps les
plus reculés dans les îles Canaries, dans celles de Madère et de Porto- Santo, quoiqu'il vienne originairement des Indes. Ce fait contredit l’assertion de ceux qui représentent les Guanches comme une race d'hommes Atlantes, entièrement isolée, et n'ayant aucune relation avec les autres
peuples de l'Asie et de l'Afrique. »
Les Cèdres, les Oliviers et les Figuiers atteignent un très grand âge et des proportions colossales,
Les Acacias sont connus en Europe depuis trop peu de siècles pour pouvoir donner lieu à des observations très précises sous le rapport de l’âge ; mais il est intéressant de constater que quelques-uns des exemplaires de cet arbre plantés en France à l’époque de leur importation par Jean Robin, en 1601, existent encore. Quand on parcourt les allées du Jardin des Plantes de Paris, on remarque, sur la lisière méridionale de ce jardin, entre la grande allée des Tilleuls et la rue de Buffon, dans un des carrés qui s'étendent entre les parterres et cette dernière rue, un vieil arbre tout bardé de fer et dont le tronc offre l’aspect d’un bloc de plâtre ou de ciment.
Une inscription placée à la naissance des branches indique que cet arbre est un « Acacia vérginensis spinosa, de l'Amérique septentrionale. » Introduit en France par Jean Robin, en 1601, il fut planté à cette même place, en 1636, par Vespasien Robin, arboriste du roi Louis XII.
Cet arbre qui, en 1880, est âgé de 179 ans, était autrefois très élevé ; mais ses branches les plus hautes s'étant successivement desséchées, force a été de le recéper, pour en obtenir de nouvelles pousses. Toutes ses branches sont cerclées de fer et soigneusement mastiquées, de façon que l’eau ne puisse s'infiltrer dans le tronc de l'arbre, ce qui causerait infailliblement sa mort.
Le Figuier atteint une grande taille, et devient quelqueois colossal, Nous représentons (fig. 429) un Fig uier colossal dessiné par le botaniste Schweinturt, dans son voyage en Afrique.
Les types les plus remarquables du, règne végétal, sous le
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