RAR NT (AA TT 4 DRASS
rar rate
YA, CHEN Lis AL: *
double rapport de l'âge et des dimensions, les exemples les plus extraordinaires de la longévité et de la grandeur végétale, sont fournis par une variété de Cèdres propre à l’Amérique, le Wellingtonia gigantea, et mieux, Sequoia yigantea, comme on le trouvera expliqué plus loin, par l’'Eucalyptus et par le Baobab. Le Baobab a été depuis longtemps lécrit et étudié, mais les deux autres n’ont été décrits et bien déterminés que de nos jours.
Le Sequoia gigantea de la Californie est un arbre de la famille des Conifères, qui a été, dit-on, découvert par un voyageur anglais, le naturaliste Lobb, sur une montagne de la Californie, la Sierra Nevada, à une hauteur de 1,665 mètres. Ce sont des espèces de Cèdres peu ramifiés et dont le tronc forme comme une immense colonne. Ces arbres vivent groupés par deux ou trois, sur un sol fertile, arrosé par quelques ruisseaux. Ils peuvent atteindre une hauteur de 80 à 130 mètres, un diamètre de 4 à 10 mètres, et l’âge de 3,000 à 4,000 ans. L'un de ces arbres a été transporté en partie au palais de Sydenham. Il constitue une des plus admirables merveilles de cette collection célèbre. L’écorce de la partie inférieure d’un de ces géants fut exposée à San-Francisco. On en forma une chambre, que l’on garnit de tapis et dans laquelle on établit un piano et des sièges pour quarante personnes. Cent quarante enfants y trouvèrent un jour un asile suffisant. La figure 430 (page 561) reproduit, d’après un dessin original, cet arbre gigantesque.
Le botaniste Müller donne les renseignements suivants sur les arbres géants de la Californie :
« Dans ces derniers temps, on a, à différentes reprises, entretenu le public d’un arbre appelé mammouth. D'après la Chronique des jardiniers (Gardeners’'chronicle), cet arbre fut découvert par un voyageur anglais, le naturaliste Lobb, sur la Sierra Nevada, en Californie, à une hauteur de cinq mille pieds, vers les sources des fleuves Stanislas et Saint-Antoine. Il appartient à la famille des Conifères et atteint une hauteur de deux cent cinquante à trois cent vingt pieds. Des renseignements plus récents lui donnent même une hauteur de quatre cents pieds. Proportionnellement à celle-ci, son diamètre aurail l’importante dimension de dix à vingt pieds, et. d’après de nouveaux renseignements, de douze à trente et un pieds. L’écorce, qui comporte de douze à quarante-trois pouces d’épaisseur, et, suivant d’autres versions, jusqu’à dix-huit pouces, est d'une couleur de Cannelle et possède intérieurement une contexture fibreuse, tandis que la tige est au contraire d’un bois rougeâtre, mais mou et léger.
«L'âge d’un de ces arbres abattus s’élevait, d’après les anneaux annuaires,
à plus de trois mille ans. Par un acte de vandalisme, on a évidé à une hauteur de vingt et un pieds et exposé à San-Francisco l'écorce de la partie inférieure d’un de ces géants. Elle constituait une chambre que l’on avait garnie de tapis. On se fera facilement une idée de ses dimensions, quand on saura qu'outre un piano, il fut possible d'y établir des sièges pour quarante personnes, et qu'une autre fois cent quarante enfants y trouvèrent suffisamment de la place. Cet acte de vandalisme a même été récemment surpassé par un autre qui coûta à un second arbre cinquante pieds de hauteur d’une écorce de vingt-cinq pieds de diamètre, au moyen de laquelle on a construit une tour en réunissant rectangulairement les morceaux de l'écorce.
« Les ramifications de cette espèce végétale sont presque toujours horizontales, légérement inclinées, et ressemblent à celles du Cyprès par leurs feuilles d’un vert de prairie; l’arbre mammouth ne produit guère que des cônes longs seulement de deux pouces et demi qui forment contraste avec la taille des sujets. Ces cônes ressemblent à ceux du Pin de Weimouth, sans néanmoins concorder entièrement avec la forme des cônes d'aucun Conifère connu. C’est pourquoi on a érigé cet arbre en genre particulier, et on l’a appelé Wellingtonia gigantea, bien que récemment la vanité américaine en ait fait, paraît-il, un Washingtonia.
«On rencontre environ quatre-vingt-dix de ces arbres sur une circonférence d’un mille. Pour la plupart, ils sont groupés par deux ou trois sur un sol fertile, noir, arrosé par un ruisseau. Les chercheurs d’or euxmêmes leur ont accordé leur attention. Aussi l’un de ces arbres porte chez eux le nom de Miner’s cabin, et possède une tige de trois cents pieds de hauteur, dans laquelle s’est pratiquée une excavation de dix-sept pieds de largeur. Les Trois-Sœurs sont des individus issus d’une seule et même racine. Le Vieux-Célibatuire , déchevelé par les ouragans, mène une existence solitaire. La Famille se compose d’une couple d’ancètres et de vingt-quatre enfants. l’École d'équitation est un gros arbre renversé et creusé par le temps, dans la cavité duquel on peut entrer à cheval jusqu'à une distance de soixante-quinze pieds. Il est étonnant que de semblables monuments végétaux aient pu nous demeurer aussi longtemps inconnus !! »
C'est, disons-nous, dans la Californie qu’existent ces arbres colosses. On les trouve à 20 kilomètres de French-Gueh, principalement dans une localité située près des canaux qui vont du Stanislas aux mines du comté de Calaverus.
On appelle Bosquet du Mammouth le bois auquel appartiennent ces Cèdres gigantesques. La vallée où ils croissent est à 15 kilomètres de Murphy, à la source de l’un des tributaires de la rivière de Calaverus. En quittant la partie du bois où croissent ces énormes arbres, la route serpente à travers une forêt de Pins, de Cèdres, de Sapins et de Chênes, et arrive