‹ Histoire des princes de Condé pendant les 16e et 17e siècles (volume 2)Chapitre 100 sur 236 · I. Mazarin à M. le Prince, 9 septembre. A. C · texte numérisé non relu

I. Mazarin à M. le Prince, 9 septembre. A. C

M. le Prince : la ruine de l'ennemi, l'urgence de lui porter les derniers coups; des places surtout, qu'on lui enlève des places ! Dixmude, Nieuport, même Saint-Omer; tout est bon à prendre. Mazarin n'oubliait que l'argent; or, ce qu'il y avait de moins possible à faire sans bonnes espèces sonnantes, c'était une série de sièges, surtout lorsqu'il s'agissait d'attaquer, non plus de simples ouvrages terrassés comme ceux de Furnes, mais des forteresses régulières et bien maçonnées. Qui le savait mieux que le cardinal? En ce moment il écrivait à Turenne (11 septembre) : a La mesme raison nousempescbera de pousser nos progrez en Flandre, ne pouvant trouver l'argent nécessaire pour les travaux » . Au reste, trois jours plus tard, le ton changeait.

Rantzau Lg 25 aoLit, Ic maréchal de Rantzau, qui avait

investit Furnes, ir-> i,-'>i-i -ii a ii' '

30 août. deja attu'e a lui les meilleures troupes de 1 armée ^au'lVge!"^ de Flandre, recevait encore deux régiments ^ à à^ia hanche, Dunkerquc. C'était la Saint-Louis; on fêta l'arrivée septem re. ^^^ nouvcaux vcuus, ct le maréchal, après avoir bu largement à la santé du Roi, annonça qu'il reprenait la campagne. Le cardinal et M. le Prince sont informés de son plan ' ; le lendemain, contre-

•1. « Folleville » et » Dunois », 1 GOO honAnes. 2. Rantzau à Mazarin; Bergues. "26 août. A. C.

LOUiS II DE BOURBON. '273

ordre ^ : le temps semble trop mauvais, Sfondrato trop tort ; lui-même se jug-e trop fail)le, manque de cavalerie « pour bien embrasser une place )>, etc. Enfin, piqué au jeu, il prit son parti, « exécuta heureusement son passage - » le 30, et Furnes fut investi. Rantzau avait auprès de lui quelques officiers de premier ordre : Gastelnau, la vaillance même % et deux de ces serviteurs modèles qu'on trouve toujours prêts, l'un, Vaubecourt % surtout entendu aux sièges, l'autre, Puységur, aux fonctions d"état-major \ Cependant il paraissait hésiter, datant ses lettres, avec quelque impertinence, «du camp de Furnes ou près de Furnes. comme il vouplaira ». Ce ton dégagé, insouciant, lit perdre patience à M . le Prince qui, prenant avec lui le corps de d'Eiiach, partit brusquement d'Estaires. Sa santé

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