février. Ibid
3. Charles-Paris d'Orléans, dernier duc de Longueville, né en la maison de ville de Paris dans la nuii du 28 au 29 janvier 1649, tué au passage du Rhin le M juin 1672. — Il avait un frère aîné qui lui survécut, mais qui élait entré dans les ordres.
d'argent pour remplir une mission, il arrêta sur le grand chemin un receveur de la taille et s'empara du produit des contributions. Une autre fois, c'est un financier qu'il enlève dans une maison de campagne, enferme à Damvillers et relâche contre payement de /lO,()00 livres. Le passage des troupes allemandes était si terrible qu'à leur approche chacun « retirait dans les places ce qu'il avait de meilleur^ »; ainsi fit M. le Prince à Stenay, Fabert à Sedan. D'Erlach, qu'on n'accusera pas de tendresse, ne put voir sans indignation les destruclions, les cruautés commises par ceux-là mêmes qu'il avait su contenir l'année précédente.
L'autorité de M. le Prince était méconnue : à risle-Adam, à Chantilly, dans les terres de sa mère, malgré le prestige du nom et la présence d'un personnel nombreux, l'épouvante était générale; les soldats prenaient tout : « Ils ont pillé et volé jusqu'aux tabliers et couvre-chefs des femmes ». — <( Qu'on nous tue! disaient les paysans; nous aimons mieux mourir des coups que de faim. » Les messagers étaient battus et volés, les communications interrompues; l'argent manquait même pour les » charités » fondées par