Don Manuel de Moura, marquis de Castel-Rodrigo, grand
LOUIS DE BOURlîON. 61
qui avait hérité des attril)utiuiis politiques et administratives de Melo, le marquis de Caracena^ qui remplaçait à la fois Foniaine et Isembourg, sans avoir leur expérience et leur autorité, nombre de hauts fonctionnaires, de grands seigneurs d'origine et d'attributions diverses, le comte de Buquoy, le prince de Ligne, le comte de Saint-Amour, don Estevan de Gamarra.
« Si le roi d'Espagne avait mis en troupes ce qu'il lui en a coûté d'hommes et d'argent à fortifier des places, disait un jour Turenne au Grand Condé, il serait aujourd'hui le plus considérable de tous les rois-. » Cette disposition des Espagnols à exagérer l'emploi des fortifications était devenue excessive depuis leur grand revers; c'est un des
d'Espagne, gouverneur des îles Terceres, gouverneur et capitaine-général des Pays-Bas et Bourgogne, faisant l'intérim de l'infant don Juan d'Autriche, fils du roi. Il avait pris possession en juin 164i, fut relevé de ses fonctions en 1647 et mourut en 1652.
1. Le comte de Pinto, marquis de Caracena, mestre-de-campgénéral de l'armée opposée à la France, avec la patente de capitaine-général de la cavalerie. Isembourg s'était retiré au départ du marquis de Tor de Laguna (Melo, . — Gouverneur de l'État de Milan (1648), Caracena reprend en 4656 le commandement de l'armée de Flandre sous don Juan d'Autriche, qu'il remplace en 1659. Chargé par Philippe IV de reconquérir le Portugal, il perd la bataille de Villaviciosa ,1 665) et meurt à Madrid en 1668.