‹ Histoire des princes de Condé pendant les 16e et 17e siècles (volume 2)Chapitre 2 sur 236 · CHAPITRE Ylll · texte numérisé non relu

CHAPITRE Ylll

Arrivée Je -M. le Duc ;i Chantilly (^octobre 1645). Le « démariage » : projets et rumeurs. — Marthe du Vigean. Fin du roman. — M"'' de Xeuillant. M'""^* de Muntbazon et de Chevreuse. Le duc de Beaufort. — Déroute des Importants. La Régente et les Condé. La Rochefoucauld. — Le duel de la place Roj'ale ; Maurice de Coligny tué par le duc de Guise. — M"*^ de Toussy. Ninon. — Les princesses de Gonzague : la reine de Pologne et la Palatine. — M"*^ de Boutteville. Son mariage avec d'Andelot. Son frère François. — Henri Chabot devient duc et pair par son mariage avec Marguerite de Rohan. L'aventure de Tancrède. — Les « libertins » dans la maison de M. le Duc. Bussj', Saint-Évrcmond, Rivière, Bourdelot.

Dans les premiers jours d'octobre 1645, le Arrivée de m. le duc d'Anguien, à peine convalescent, s'arrêtait à J'oTtobSlsJ^ Chantilly \ Sa mère, qui était la maîtresse du ^^ ' p^jeîs"*' * ' logis, avait fait préparer « les eaux qu'il devait ^''■'™^""prendre » et disposer sa « petite chambre - » ,

1. 11 avait failli mourir à Philisbourg, d'où il était parti le 23 septembre. Dès qu'il eut repris un peu de force, il quitta Chantilly pour Paris. (Voir t. IV, p. 446.)

2. Madame la Princesse à M. le Prince ; Fontainebleau, 3 octobre 1643. A. G.

2 LES Plll.NCES DE CO-\DÉ.

celle-là même que ses descendants ont toiijom's occupée \ Mesdames la Princesse et la Duchesse attendaient soucieuses : quel accueil M. le Duc ferait-il à sa femme ? L'assistance était peu nombreuse ; la sœur même était exclue : sous le prétexte des soins qu'exigeait une grossesse avancée et assez laborieuse % « Madame la Princesse n'a pas voulu que ^l""" de Longueville aye esté à Chantilly ; elle en est très faschée » . Tout se passa convenablement, si ce n'est tendrement ; « l'entrevue fut autant civile et honneste quel'onlapeultsouhetter: embrassements de toutes parts, conversation à toute heure du jour seulement, et pour les choses extérieures on n'en peult souhetter davantage' ». 11 y a quelques réticences dans ce court récit.

Le prétendu excès de pouvoir imputé à un ministre tout-puissant ne suffisait pas pour faire rompre Tunion que l'Eglise avait consacrée au mois de février I6/1I. La stérihlé de l'épouse, jiermettant d'établir que le mariage n'avait pas été

I . Elle a été conservée dans l'édifice appelé capitainerie ou châtelet, et construit par Jean Bullant ; la fenêtre donne dans la cour basse, derrière la galerie des batailles.

i. Le 30 avril l64o, M'"'' de Longueville avait perdu son premier enfant. M'^" de Dunois. Le 12 janvier 1646, elle donna le jour à un fils, Jean-Louis-Charles, qui entra dans les Ordres et mourut en 169i.

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