Blainville k M. le Prince; Paris, 12 octobre 1645. A. C
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consomme, aurait Ibunii un ar^-umciit qu'cMi pareille circonstance d'habiles casuistes surent employer avec succès. M. le Duc regretlait-il le mouvement généreux ou le calcul (jui un moment le rapprocha de sa femme ? — La naissance du duc d'Albret s'élevait comme un obstacle à tout projet de séparation conjugale; or le rêve du « démariage » agite l'imagination de Louis de Bourbon; cette idée l'obsède ; la présence à ses côtés de la nièce de Richelieu lui rappelle tant d'Immihations infligées par la lourde main du cardinal I il oublie les bienfaits, les devoirs, ne considère plus qu'un odieux souvenir, et si des combinaisons de parti lui iniposent quelques ménagements . mettent un frein à sa fougue, il est le plus souvent tout à sa passion, brûlant du désir d'être libre pour offrir sa main comme il a déjà donné son cœur.
Sans s'expliquer nettement, sans s'associer à des projets plus ou moins vagues, Madame la Princesse ne combat pas le sentiment de son fils. Quand elle lui écrit, elle donne des nouvelles de tous, mari, fille, petit-fils, amis et amies; jamais un mot de la bru. L'alliance Brézé n'est pas son fait; M""' du Vigean est de ses amies ', et les filles de la baronne comptaient parmi les « inséparables