TURENNE A M. LE PRINCE
Paiis, 19 juin 16J9.
J'ai esté à la cour deu.x jours après que vous estes parii et ai eu deux ou trois fort longs entretiens avec M"" le Cardinal, dont je suis sorti comme au premier voyage, néanmoins en s'esclaircissant de toutes choses. On eut, dans le temps que j'estois à Compiègne, nouvelles de l'armée d'Allemagne comme W d'Erlach n'y avoit pas beaucoup de crédit, et Fletkstein, que l'on altendoit à la cour, s'excusa d'y venir sur quelques affaires qu'il avoit à l'armée.
^I"" de Bouillon est à Clnileau-Thierry. Ses affaires et le* miennes sont au mesme estât que lorsque vous estes parti. — Je ne crois pas faire cet esté le voyage de Gascogne, et, si vostre séjour en Bourgogne estoit un peu long, je ne manquerois pas, iMonseigneur, de vous y aller voir. De quelque façon que mes affaires puissent aller, je vous assure que la gaieté augmentera plutôt qu'elle ne diminuera. . .
Vous saurez le détail de ce qui se passa hier au soir^; il