I. Il quitta Bruxelles le 2'6 aviil
LOTIS DK BOURBON. t9
d'abord à Compiègne. puis à Moiildidier, et s'arrêtèrent à Amiens ^ Cela n'avança guère lesatTiiires; les conseils se succédaient, et l'incertitude n'en était que plus grande : après trois semaines de discussions, un plan fut adopté ; à peine en avait-on fixé les principales lignes que, du 30 mai au 4 juin, trois desseins différents furent annoncés à M. d'Anguien. Parfois convoqué, celui-ci restait le plus possible au milieu de ses troupes, loin de la cour, de la petite comme de la grande; car Tétat-major de Gaston était une véritable cour. Sans parler de l'abbé de La Rivière et de ce groupe qu'en Espagne on eùi appelé la camarilla. Son Altesse Royale avait sous ses ordres trois maréchai^x de France, trois rivaux, divisés par leurs caractères, leurs rancunes, leurs intérêts du présent ou leurs espérances : Gassion, tout fier de sa conquête de Menin et fort pressé d'y joindre les autres places de la Lys; Rantzau", rêvant le gouvernement de Dunkerque et poussant l'armée vers la côte ; La Meilleraie enfin, réduit au commandement de l'artillerie, plus que jamais d'une humeur intraitable ■.