‹ Histoire des princes de Condé pendant les 16e et 17e siècles (volume 2)Chapitre 24 sur 236 · avait été nommé maréchal de France en juin · texte numérisé non relu

avait été nommé maréchal de France en juin

3. A l'en croire, il ne recherchait que l'honneur de remplir son office de grand-maitre de l'artillerie sous les yeux des princes et surtout de M. le Duc (Amiens, .31 mai 1646. A. C); mais il semble plus vraisemblable qu'il songeait à pousser

A côté de ces grands dignitaires, les maréchauxde-camp étaient fort nombreux, quelques-uns olïiciers d'expérience, d'autres surtout hommes de cour. Jamais on n'avait vu tant de volontaires, beaucoup appartenant aux premières familles, tous avec un grand train, la plupart attirés par l'espoir de servir à côté de M. d'Anguien, et, grâce à la présence de ce prince, s'attendant à quelque chose de plus sérieux qu'un siège sous la haute direction de l'abbé de La Rivière.

Premières opéra- M. Ic Duc s'était avancé jusqu'à Landrecies, où

lions. Marche

d'Arras il tenait ses soldats en haleine et l'ennemi en sus-

et de Bapaiime

sur courtrai. peus par divcrscs démonstrations \ lorsqu'il fut

Deux fois

en pr'scnce. appelé vcrs l'oucst et ramené à Bapaume; l'armée du Hainaut se trouvait ainsi rapprochée de celle de Picardie, qui, de son côté, marchait d'Auxi-Ie- Château sur Arras *. On en était alors au premier

son beau-frère Cossé, et à supplanter son lieutenant-général, de Chouppes, à qui il dut en fin de t ompte remettre le service.

1. Entre autres sur Avesnes. — Le 18 mai, de Compiègne, Mazarin annonçait à M. le Prince que M. le Duc était parti pour Landrecies [A. C). — Le 21 mai, le duc d'Anguien jetait des ponls sur l'Helpeà Étrœungt (17 kilora. estde Landrecies, 7 kilora. sud d'Avesnes) et menaçait Avesnes (récit de Vincart).

2. M. le Duc logea le 5 juin au Vivier, abbaye de Citeaux, à deux lieues d'Arras, oij il assista le 7 au conseil de guerre présidé par le duc d'Orléans. 11 rejoignit aussitôt son armée réunie le 6 aux environs de Bapaume, et campa à Villiersaux-Flos (6 kilom. de Bapaume . Les opérations commencèrent

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projet, et les Austro-Espagnols, bien informés, se concentraient à Mortagne, devant le point où nos troupes devaient franchir l'Escaut ; mais déjà le plan avait été changé deux ou trois fois.

Le 9 juin, le gros des Français était à Pontà-Vendin% menaçant par des partis Douai et la Bassée. Le Jl, 31, le Duc. qui menait Tavantgarde, et que son instinct, autant que la pénétration de son esprit, conduisait toujours en face de l'ennemi, découvrit l'armée du roi catholique établie à une lieue environ au nord de Tournay, sur une hauteur qui commande au loin la région. le Mont-Trinité ■. L'Escaut coulait entre les deux partis; un passage' est aussitôt saisi, et le duc d'Orléans prévenue 31. d'Anguien n'attendait qu'un mot pour traverser le fleuve et prendre ses dispositions d'attaque. C'était un «oup hardi, et peu de capitaines l'auraient tenté ; mais M. le Duc estimait qu'avec la supériorité numérique (plus de oO,000 hommes contre 27,000 ') et la supériorité

le 8. — Le Tellier à M. le Duc. 3 juin; Gramont au même, 5 juin ; Le Tellier à M. le Prince, 9 juin. — A. C.) \. 7 kilom. nord-est de Lens.

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