‹ Histoire des princes de Condé pendant les 16e et 17e siècles (volume 2)Chapitre 28 sur 236 · Estran ou plage de sable; le nom est particulièrement · texte numérisé non relu

Estran ou plage de sable; le nom est particulièrement

Missions de d'Es- Le cluc crAnguieii tendait ses filets de tous côtés.

trados et Tour- •,-, , . . . -,^ i , .,

ville à la Hayo, 1111 rektioiis suivies avec d Lstrades^ notre habile àGreenwidi. ambassadciir \ il s'était fait personnellement re-

L'intendaot ' x > i tt • i-n

champiàtreux à prcscnter a la Haye par son premier gentilhomme, et Boulogne. Bientôt Toiirvllle conduisait au camp du prince

et les"" régiments d'Oraugo unc députalion de « Messiem^s des Etats » poonais. ^^.^^ ^^^ ordres formels. Toute l'armée du slathouder s'embarquait : l'infanterie française, rendue au duc d'Angulen, pour aller débarquer à Mardick; les Hollandais avec leur général en chef, le maréchal de Gramont et sa cavalerie, pour traverser l'Escaut, tourner par le nord et attaquer Lierre. Gramont était enchanté ; « Nous allons faire un terrible vacarme à MM. les Espagnols-. » Le

donné à la plage au nord-est de Dunkenjue. Lo nom du Strand, à Londres, a la même origine.

\ . La France était alors représentée auprès des États par La Tliuillerie. Godefroy, comte d'Estrades, fut envoyé en mission exlraor linaire à la Haye et spécialement accrédité auprès du stathouder. Il avait le port noble, une tête puissante; son visage régulier respire le calme et la résolution ; aussi apie aux affaires qu'entendu à la guerre, il fut pendant quarante ans, depuis son premier voyage à Londres (I63T) jusqu'à la paix de Nimègue 1678), toujours chargé de missions importantes, avec ce double caractère de soldat et de négociateur; presque toujours le succè; couronna ses efforts. Nommé maréchal de France en 1675, il était gouverneur de M. de Chartres, depuis duc d'Orléans et Régent, lorsqu'il mourut à soixantedix-neuf ans en 1686.

2. Le maréchal deGiamont à M. le Duc; 15 septembre 1646; A. G. — Voici ce qu'il écrivait quelques jours plus tard

vacarme ne fut ])as aussi sérieux que le maréchal l'espérait; mais TetTet moral était produit.

D'Angleterre, Talon, en mission à Greenwicli. envoyait à M. le Duc des recrues, même des soldats aguerris, épaves des luttes civiles, quoiqu'il ne put (( en répondre complètement ». Surtout il surveillait les agissements de l'ambassadeur d'Espagne, qui « fait fort sa cour auprès des principaulx du parlement pour les engager à la deffence de Dunquerque ' » ; notre envoyé entravait de son mieux les expéditions de poudre et munitions destinées à l'ennemi. A Calais, à Boulogne, l'intendant Champlàtreux et ses agents préparaient des convois par la voie de terre, ressource hypothétique, car l'ennemi, lâchant les écluses et cou- ]iant les digues dont il avait gardé la possession^ mettait le pays sous l'eau-. La saison n'était pas favorable aux transports par mer ; cependant des frégates, des chaloupes, rassemblées de divers côtés, assez bien armées et montées par de hardis

(23 septembre ; A. C.) : « ... A quo\ il faut adjouster la bienheureuse arrivée de M'"" la princesse d'Orange, quy s'est déclarée contre nous jusques au point de chercher de meschantes excuses pour ne me pas voir, et m'a obligé de mon costé à remettre cette visite à la vallée de Josaphat. . . Reste à sçavoir comme je tireray mes guestres de ce pays. »

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