Ranizau à M. le Duc; 17 septembre. A. C
marins, formaient une véritable flottille, circulaient entre nos ports et Mardick, protégées par les vaisseaux hollandais. Champlàtreux avait aussi pour mission de taciliter le départ de quelques régiments amenés sur nos côtes du fond de la Pologne. A la tète de cette troupe, nous retrouvons Sirot, que Mercy, peu avant sa mort, avait libéralement relâché. Aigri par sa longue captivité, fort irrité du peu de facilité qu'il avait trouvé chez Mazarin pour acquitter sa rançon^ se plaignant, non sans raison, d'avoir été joué par le ministre, très plein aussi de son mérite, que personne, selon lui, n'appréciait à sa valeur, Sirot fut cependant le seul dont on paya la rançon. Il le dut à l'appui de M. le Duc^; ses mémoires n'en témoignent rien.
En recueillant le commandement des mains de Gaston, M. le Duc avait demandé un renfort de six mille hommes pour achever la campagne : prétention modeste ; loin de répondre aux difficultés de l'entreprise que M. le Duc avait en vue, ce nombre n'était pas l'équivalent des pertes que l'armée avait subies par le feu, les maladies, l'envoi d'un gros détachement en Hollande, la formation de diverses garnisons. ^Mazarin promit le renfort demandé, et il tint parole, un peu à sa