Récit de Vincart
100 LES PRl.NCES DE CONDK.
Caracena à Nieuporl avec environ quatre mille hommes. Le 30 septembre, ils firent mine d'attaquer Furnes. S'ils réussissaient, le siège était levé du coup; mais à peine sortis, ils rentrèrent \ reconnaissant qu'il n'y avait aucune chance de succès. La nouvelle place était complètement fortifiée, sufTisamment pourvue, et M. le Duc y avait laissé un très bon ofTicier d'infanterie, solide, vigilant, exact dans son service comme dans ses rapports. Le Bosquet de Baugy-.
Deux fois encore, Piccolomini tenta le secours de Dunkerque : une fois par l'estran, à marée basse : il fut arrêté par une solide estacade et reçu de telle sorte que ses troupes reprirent à grande hâte le chemin de Nieuport ; une autre fois à mer haute, avec des balandres' et autres petits bateaux : entre les batteries de terre et les vaisseaux de Tromp, cette escadrille fut écrasée, et la tentative ne réussit pas mieux par mer que par terre, ^uite ju si^ge. Cependant le duc d'Anguien luttait contre les
1. Ils ne dépassèrent pas Oost-Dunkerque, o kilom, sudouest de Nieuport. — Le "28 septembre, de Slep (à l'est et près de Nieuport), le comte de La Motterie (Philippe de Lannoy) écrivait au duc d'Amalfi qu'il n'y avait rien à tenter. A. C.
2. Alors premier capitaine dans « Bourdonné ». Devenu lieutenant-général, il mourut gouverneur de Sai'rebourg et Phalsbourg (1663).