Mazaiin à M. le Duc, 2'J juin. A. C
tait comme héritier, non seulement de son beaufrère, mais de son oncle Montmorency. Mazarin expj'imait son regret d de ne pouvoir insister auprès de la Reine sur une chose qu'elle a prise pour elle^ », et, tout en prodiguant les promesses, il faisait sonner bien haut les faveurs accordées : le gouvernement de Champagne, celui de Stenay, le bàlon de Gassion, quelques grades médiocres et petits gouvernements distribués aux amis. Il était facile de répondre qu'après de moindres services, souvent même pour avoir été turbulents ou factieux, nombre de princes ou seigneurs avaient obtenu de bien autres récompenses. Quant à l'avancement donné, d'assez mauvaise grâce, à quelques ofTiciers, quelle armée avait mieux mérité que celle de Rocroy et Norlingue ! Le grand cheval de bataille du cardinal était « l'affaire de Chantilly ». Cependant il n'y avait là ni faveur'-, ni môme restitution, au moins du fait de Mazarin.
En usant du droit de grâce pour laisser aux
Je Chantilly, sœurs du maréchal de Montmorency les biens de
leur frère % le Roi s'était provisoirement réservé
'1. f2 août. A. c.
2. « Clianlilly et Dammartin, que la Reine me redonne, ne sera point compté entre les choses que l'on veut faire pour vous. » (Madame la Princesse à M. le Duc; 1643. A. C.)