HK.MII DE DO LU BON
la cour à propos d"un bâton cassé; enfantillage! A'oici l'occasion de montrer ce que vous êtes et ce que vous pouvez : passez la frontière ; je vous ferai tenir deux millions pour lever des troupes. » La forme de cet encouraf^ement nous laisse quelques doutes; en tout cas, 31. le Duc ne s'engagea pas sur ce terrain. Comme en J6/i3, il refusa de quitter rarn^ée. et, de loin, continua d'insister, sans menace, sans faiblesse; rien qui ressemble à la prière ni à la rébellion '. La cour le trouvait trop fier; il ne semblait pas assez pressant à 3L le Prince; chacun finit par rendre justice à la dignité de son attitude. Le duc d'Albret hérita du régiment de Brézé; ce fut tout; les lettres patentes disposant de l'amirauté et des gouvernements qui en dépendaient furent enregistrées au nom de la Reine. Celte résolution ne doit pas surprendre : si la réclamation des Condé n'avait rien que de naturel et de régulier, la Couronne fit sagement en refusant de l'admettre ; mais la mesure observée par M. le Duc, « sa prudence et sa retenue - », ne justifiaient pas la mise en scène et les insinuations de Mazarin.
Cependant on négociait encore ; Mazarin ne se Le comté
1. Ce qui l'avait ému un moment, c'est qu'à défaut des Vendôme on parlait de l'amirauté pour M. de Guise ; « on lui donnera plutôt M"^ de Pons », écrivit aussitôt le duc de Uohan. A. C.