Girard à M. le Prince; Courtrai. 5 juillet I6i6. A. C
ie MoDtbéiiard. seiitait pas assuré de Gaston ; la liaison récente de ..ie la succession 06 prittce avcc le duc d'Anguien donnait à penser; il n'était pas temps de pousser les Condé à bout, La Régente eut de bonnes paroles pour Madame la Princesse ; leurs relations, un moment refroidies, se rétablirent sur l'ancien pied. On fit entendre que la décision prise au sujet de l'amirauté n'était pas irrévocable ; en tout cas, n'y avait-il pas des compensations à trouver? Le cardinal parlait tantôt du comté de Montbéliard \ avec l'espoir de réunir !a Franche-Comté au gouvernement de Bourgogne; tantôt du Clermontois" et des places de l'Argonne, qui assureraient au gouverneur de Champagne une véritable citadelle. Il est vrai que, si ces deux dis" tricts étaient occupés par nos troupes, ils appartenaient en droit, l'un à l'Empire, l'autre au duc de Lorraine, et pouvaient être restitués à la paix générale ; mais Mazarin aimait surtout à offrir ce qu'il ne possédait pas tout à fait, mieux encore ce qui était à conquérir, comme la Franche-Comté. Sur tous ces projets, le père et le fils eurent plusieurs entretiens ; M. le Duc, sans se désintéresser, abandonnait au chef de la iamille le soin de suivre les négociations. M. le Prince allait et venait, courait à Dijon pour régler un détail, retournait à