‹ Histoire des princes de Condé pendant les 16e et 17e siècles (volume 2)Chapitre 64 sur 236 · Voir livre IV. ch. vu · texte numérisé non relu

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dans les bourgades de la Flandre maritime,

' urnes

La première thèse

de Bossuet.

M. le Prince,

général

de Tarmée

de Flandre,

part pour Arras (avril 1648).

Bergues, Gravelines, qui forment autour de Dunkerque comme un camp retranché ; le reste est dissémiué dans l'Artois. Quelques cadres et le gros de la cavalerie ont été renvoyés en Picardie et plus loin encore pom' se remettre. Il fallut dégarnir Paris et le Louvre, autant que le permettait l'émotion qui déjà régnait dans la ville, faire marcher la maison du roi, gendarmes, chevau-légers \ gardes françaises, écossaises et suisses.

Dans la soirée du 2^ janvier 16/l8, un jeune théologien, neveu du maire de Dijon, soutenait sa première thèse, sa u tentative »', au collège de Navarre ; la discussion fut brillante ; un personnage, qui venait d'arriver accompagné de flambeaux et d'un cortège de gentilshommes, suivait le débat avec un vif intérêt et parut même sur le point d'y prendre part. Le « candidat » s'appelait Jacques-Bénigne Bossuet ; cet auditeur qui avait failli se jeter dans la mêlée des docteurs était

1. Compagnies d'ordonnance du Roi et de la Reine; mais les gendarmes et chevau-légers de la garde étaient restés à Paris, ainsi que les gardes du corps.

2. C'est l'expression consacrée par les liabitudes de l'école. Le sujet était de Deo uno et Irino. M. le Prince avait accepte la dédicace de la thèse, à la demande d'un avocat aux conseil?, souvent consulté par lui, Claude Bossuet, oncle de Bénigne. (Voir t. ITI, p. 364.]

le général désigné de l'armée de Flandre, Louis de Bourbon, prince de Gondé.

Gassion tué, Turenne retenu en Allemagne, M. le Prince seul pouvait diriger les opérations dans le Nord. Dès les premiersjoursdemars 16i8, appelé à Dijon par l'ouverture des états de Bourgogne, il pressait le rétablissement de ses quatre régiments '■ , destinés à former, avec cinq bataillons des gardes, le fond de l'infanterie dans l'armée dont il allait prendre le commandement. Vers le milieu d'avril, après un court séjour à Paris, il part pour Arras.

La dépèche officielle du secrétaire d'État Le projet présenté Tellier - le laissait libre d'arrêter son plan de cam- les gùuvemeun pagne; mais il avait reçu du premier ministre des et ^de^co^rtwi. instructions très précises. Sa mission était de protéger, de faciliter une entreprise conçue par le maréchal de Rantzau, gouverneur de Dunkerque, qui comptait en partager la gloire avec Paluau, gouverneur de Courtrai.

Rantzau' appartenait à cette variété d'hommes de guerre qui peuvent le plus compromettre les gouvernements. Séduisant, renommé pour sa vail-

1. Condé, Conti, Anguien, Persan, arrivant de Catalogne très réduits.

2. 30 avril. Le même jour, Mazarin rappelait à M. le Prince l'exécution de « nostre desseing ». A. C.

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