‹ Histoire des princes de Condé pendant les 16e et 17e siècles (volume 2)Chapitre 79 sur 236 · M. le Prince à Le Tellier; 2 juillet. D. G · texte numérisé non relu

M. le Prince à Le Tellier; 2 juillet. D. G

rieurs et inlérieurs de la France : (( Le crédit est à sec ; les sources d'argent sont taries et les bourses fermées* ». On en est aux expédients ; le parlement résiste ; la révolte est imminente ; les soldats désertent ; les généraux, ceux du moins qui ne peuvent tirer deniers et vivres du pays qu'ils occupent, s'arrêtent découragés. Pour rassembler cent mille livres, il faut que le cardinal se mette à genoux devant M'"'' d'Aiguillon. Aux plus pressantes demandes, il répond par l'envoi de soixante chevaux ou de quelques Polonais, « comptant que le temps rétablira nos affaires - » ; calcul commode, qui parfois réussit, mais qui a aussi perdu bien des causes.

Condé s'endettait pour subvenir à la détresse du trésor de l'armée, soutenir un régiment, pourvoir une place; mais il avait sa part, sa large part de l'embarras général ; et déjà alors les avances, même d'un prince riche, étaient un bien mince filet dans le torrent de la dépense. Et s'il doit se dérober aux actions générales, aux diversions, comment secourir les places de plaine, telles que Rocroi, Guise, La Bassée, Béthune? Sans doute, l'archiduc ne se rend pas compte de l'état d'épuisement dans lequel languit l'armée

i. Mazarin à Scrvien ; 14 août.

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