M. le Prince à Mazarin; 23 août. A. C
4. Déjà à cette époque les gardes du grand maître et quatre compagnies de son régiment avaient été appelées à Paris. (Ordre du 27 juillet. A. G.)
mot sur les événements de Paris jusqu'au moment où survint un ordre de Le Tellier qui prescrivait de « faire marcher par deçà le corps du Vidame, sur quelque esmeute arrivée en celte ville » ^
Seul assisté d'hommes et d'argent, le gouverneur de Dunkerque se trouvait aussi seul en état d'entreprendre. Pressé par 31. le Prince de « faire sçavoir à quoy il estoit résolu pour prendre nos mesures », Rantzau annonça qu'il allait attaquer Furnes, essayer de reconquérir la place cju'il aurait pu disputer à l'ennemi un mois plus tôt. Cela méritait quelque attention. Sfondrato répandait qu'il avait du monde à Nieuport ; l'archiduc demandait à toutes les villes des soldats et de l'argent, levait ses garnisons, faisait mine de vouloir remettre une armée ensemble-. La prudence commandait à
1 . Mazarin a M. le Prince, 22 août. — M. le Prince à Mazarin, 23. A. C. — Le même au même, 26 (Lenet). — Le Tellier à M. le Prince, 27. — M. le Prince à Mazarin, 29 ;
il envoie à Poissy le corps du Yidame (Navarre, Grandprc, etc.).
2. Avec les fuyards qui se ralliaient, — et pour lesquels il avait fallu commander deux mille habits, car ils revenaient nus, — les " vieilles garnisons » qu'on remplacerait par des « élus » (milice du Brabant wallon), mille hommes demandés à Sfondrato, l'archiduc espérait mettre sur pied sept mille hommes d'infanterie, chiffre que Mazarin, dans ses évaluations (dépêche du 9 septembre. A. C), réduisait à quatre mille cinq cents; et i! devait être plus près de la vérité. — L'esprit
Condé de <( s'approcher de M. de Rantzau pour couvrir son siège, empescher que les eiinemys ne tombent surluy » ^ et aussi pour surveiller les agissements d'un lieutenant qui parfois avait besoin d'être rappelé au sentiment de la discipline-. 31. le Prince « s'avança sur la Lys, mais en se tenant libre pour faire ce que Sa Majesté pourroit ordonner » (29 août). Ce même jour, Mazarin envoyait son récit de la journée des Barricades et terminait ainsi : « Tout est maintenant aussy tranquille que sy rien n'eust jamais existé » ; et les jours suivants : « Vous estes en toute liberté de faire agir l'armée selon ce que vous estimerez à propos, sans que les affaires de deçà vous donnent aucune contrainte M. de Chastillon vous fera le rapport
de ce que j'ay à vous dire » '. Les lettres se croisaient : le l"' septembre, d'Estaires, Condé, très souffrant et encore sans nouvelles directes, assailli de mille rumeurs, avait demandé l'autorisation « d'aller trouver Sa Majesté, après le siège de
public est bon, ajoutait Léopold : Bruxelles donne 73. 000 florins pour l'artillerie ; mais il faut rassurer les populations; sinon, pas de levées; Tournay est en grand péril. (L'archiduc au roi, 28 août. A. B.'