‹ Histoire des princes de Condé pendant les 16e et 17e sièclesChapitre 112 sur 131 · Ainsi écrit; on dit habituellement de bcepeaux · texte numérisé non relu

Ainsi écrit; on dit habituellement de bcepeaux

2. Jeanne de Scepeaux épousa, en 1G09, Henry de Montmorency, alors âgé de quatorze ans; ce mariage fut cassé peu après, afinde rendre possible l'union de ce jeune seigneur avec Mademoiselle de Vendùme, fille Légitimée du Roi. Mais la mort d'Henri IV etantsurvenue.il ne fut plus question de cette alliance, et Montmorency épousa Marie-Félice des Ursins, fameuse par sa piété et son dévouement à la mémoire de son mari.

Me Martin Langlois, seigneur de Beaurepaire, conseiller du Roy et maistre ordinaire des requestes de son hostel, nobles hommes maistres Nicolas Lefèvre, advocat en la cour de parlement, cydevant précepteur de mondict seigneur, Loys Dolé, seigneur du Vivier en Brye, conseiller et procureur général de la Roine. et advocast de mondict seigneur le Prince, René Macgueignon, Pierre Parenteau, Claude Enoch Yirey, et Ysaac de Lagrange, secrétaire, et maistre Michel Ribère, médecin de mondict seigneur le Prince ; et le conseil de mondict seigneur le connestable, sçavoir est : nobles hommes Maistres Nicolas Girard, seigneur de Tillay en France, Anthoine Arnauld, seigneur d'Andilly, advocat en la cour de parlement et de mondict seigneur, et Pierre Forestier, conseiller et procureur du Roy en la prévosté de la connestablie et mareschaulcée de France ».

Les principales stipulations du contrat étaient les suivantes :

Le Roi donnait au futur époux cent cinquante mille livres;

Les futurs époux seraient mariés communs de biens, sauf certaines réserves ;

L'amiral, oncle de la future épouse, lui donnait les trois quarts de la terre de Saint-Lyébault, sise au bailliage de Troyes, et la terre d'Orvillières, sise près Montdidier, mais s'en réservant l'usufruit;

Le connétable donnait à sa fille trois cent mille livres et une rente annuelle de cinq mille livres tant que durerait l'usufruit de l'amiral;

La future épouse renonçait à la succession de son père et de sa mère, sauf le cas où, son frère mourant sans enfants, elle serait rappelée, avec ses sœurs, au partage desdites successions ;

Une rente annuelle de douze mille livres et la jouissance d'un des châteaux de Valéry, Laz (?), ou Muret, étaient assignées à la future épouse, à titre de douaire, en cas de prédécès de son mari.

Les expéditions du contrat, revêtues du scel de la prévosté

de Paris, furent laites et passées doubles « en l'hostel de Montmorancy, à Paris, rue Saincte-Avoye », le 3 mars 1609.

Archives de France, K. 5Ô8.)

Page 1