‹ Histoire des princes de Condé pendant les 16e et 17e sièclesChapitre 56 sur 131 · Papiers de Simancas · texte numérisé non relu

Papiers de Simancas

HEiNRI II DE BOURBON. 291

sa protection : « Vous direz à ce roi, ajoutait la dépêche, que j'agis ainsi parce que ce prince est de son sang; mon but est de servir de médiateur dans cette affaire, et de contribuer de tous mes efforts au repos et bonheur du roi très chrétien ; si je tenais une autre conduite, je croirais manquer aux sentiments d'amitié et de fraternité qui m'unissent à lui »*. Le reste de la dépêche, qui s'adressait au seul ambassadeur, ne laissait aucun doute sur les sentiments très peu fraternels dont le roi catholique était animé à l'égard de Henri IV. En même temps, Philippe III écrivait lui-même à Gondé pour l'assurer de sa sympathie et accréditer auprès de lui un des membres de son conseil de guerre, le comte d'Anovar, spécialement chargé de veiller aux intérêts du prince2. De son côté, Condé dut s'engager à ne pas traiter sans l'agrément de la cour de Madrid3. C'était un premier pas fait dans une voie où il est toujours difficile de s'arrêter.

Vers la même époque (fin de janvier 1610), Ambassade

du marquis de

arrivait à Bruxelles un ambassadeur extraordi- cœuvres

(janvier 1610).

naire de Henri IV. Depuis quelque temps déjà,

1 . Le roi d'Espagne à don lnnigo de Cardeîias, 22 janvier 1610. Papiers de Simancas. — Pièces et documents , n° XX.

2. Le roi d'Espagne au prince de Condé, 26 janvier 16 10. Bibliothèque impériale.

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