CHAPITRE QUATRIEME
(i) La ll^llanJe au quatorzième siècle commençait (îëjà à prendre une position dialitiguée parmi les clats de l'Europe; Amstenlara, fundc'e dans un marais par des pêcheurs, prit place parmi les villes commerçantes de première classe. ( Arn. Schoeffer. )
(2) C'est au milieu du douzième siècle que l'on entendit pour la première fois les noms fameux de Guelfe et de Gibelin, qui devaient entretenir le feu des discordes civiles dans des contrëes éloig,ne'es, et long-temps après que leur signification primitive aurait e'té oublie'e. Les Guelfes ou Welfs ëtaient les ancêtres de Henri, et ce nom est devenu en quelque sorte patronymique dans Sa famille. Le mot Gibelin vient de Wibelung, ville de Franconie, d'uù sellaient, dit-on, les empereurs de celte dynastie. La maison de Souabe e'tait considêrt'e en Allemagne comme représentant la maison de Franconie; et Ion peut aussi, avec quelque raison, regarder les Guelfes comme représentant la maison de Saxe.
Eie TfVf était le cri de guerre du parti Guelfe. Hic Gieblingen celui des lîohenstaufTen, dont le fief de famille s'appelait Gieblingen.
(Voj. STnVVlVS, SCHJIIDT, IIalLAM, SÇHOEFFEK, etc.)
(î) Le triomphe des Guelfes, comme on le verra plus fard, ne fut pas défi^itif ; les Gibelins l'emportèrent souvent encore dans celte longue lutte.
(4) ^'^oj-, Daru , Gaillardin , Dumont et Théod. Bur. T oy. ausii Sismondi, Histoire des Républiques ilnliennes. — L'histoire de Venise n'a re'ellement de l'importance qu'au quatorzième siècle.
(5) Grégoire IX prêcha contre Frédéric H une croisade dans ses états d'Europe pour le forcer à y retourner. — Les troupes du pape portaient sur leurs liabils les clefs de saint Pierre, comme les Croises de la Palestine portaient la croix.
(6) Voy. le chapitre II de ce volume. — Gonradin fut amené avec ses compagnons sur la place de Naples, en face de cette baie enchantée, où il avait espéré légner en m«itre. Le roi, toute sa cour, ui^e fiuîe immense remplissaient la place. Lorsque le juge provençal récita la sentence, Roliert de Flandre, gendre de Charles, se jeta sur lui elle poignarda en disant: «Il ne t'appartit ot pus de coaditcner un si noble seijjneur. » M.his la volonté iufleïible du roi ntj
permettait pas d'egpërcr grâce. Conradio détacha fon maoteau, se mit à genoux pour prier, et *c relevant, il dit:<Oli! ma mirre , quelle douleur je vous ai préparée: » Alors il se retouroa vers le peuple, jeta sod gant dans la fuule , et tendit sa Icle à la hache. Frédéric d'Autriche mourut après lui, puis deux comtes de Laocia, diDt la famille avait été dévouée à Maiofiui, puis Gérard et Gavano DoDora'ico, de Pisc. Les Gibelins de Sicile, découragés par cette exécutioD, tumbcrent les uns après les autres aux mains des Français; vingt-quatre barons de CaUbre, saisis au château de Gallipoli, furent tous envoyés au supplice. En Sicile, le farouche Guilljume assiégea Augusta , entre Catane et Syracuse, la prit par trahison, et ne laissa pas échapper un seul de SCS mille défenseurs. Les Sarrasins de Lucera furent dispersés ou citerminéi. Charles d'Anjou étendit sa vengeance jusque dans Rome, sur les citoyens qui avaient reconnu Conradin.
Ainsi s'éteignit la maison de Souabe.
(7) La même histoire se trouve mêlée aux traditions du Danemarck, écrites dans le douzième siècle par Saxo-Gramniaticus ; les noms seuls diffèrent.
(8) La plus grande partie de ce récit est empruntée à l'histoire de Suisse de M. Cliasles, qui l'a tirée lui-même du bon MuUer, vénérable historien de l'Helvétie.
(9) Histoire de Hiissic.
(10) Les souverains de la Russie étaient ainsi nommés à cette époque. Voy. Karamsin, Les jfnnales russes, ete.
(11) ^o^. pour l'histoire des peuples du nord, Bonânius, Scliœl, Karamsin, I^s Annales de Russie, Muller, Schœffcr, Ségur, Rabbc, Gaillardin, etc.
(n) Cette chute de l'empire grec eut lieu en i453.
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