‹ Histoire des progrès de la civilisation en Europe depuis l'ére chrétienne jusqu'aù XIXe siècle (volume 2)Chapitre 40 sur 44 · IV · texte numérisé non relu

IV

cette de scandaliaer Je» fidèle». J-an Fiich^it, ivDdic de FraDrlocl, mort ea i58i, fut le premier qui les recueillit; AVolf le» a reproduites (T. i, p 55î; t. î, p. gcg, Lect. niem. ). Ces figures laisst-ot vuir des acinijui occupes de difTe'reotes foorlions sicerdotales. Les figures du pilier du côlé du cliœur représentaient renterri-mt-nt d'un personnage remarquable, le lennrd, srmbole allégoiique de la papauté au quatorzième siècle. Un ours, qui ouvrait la marche, tenait d'une main un bcuitier et de l'autre un goupillon. Il était suivi d'uo loup qui portait la croix, d'un liun ayant entre ses pa'.tes un cierge allumd. Un cochon et un bouc venaient ensuite, portant sur un brancaid un renard mort. Entre les jaaibes des porteurs paraissait une chitnoe qui tirait le cochon par la queue.

Sur l'autre pilier du cûlé Ju portail, se trouvait un autel; dessus était uo calice découvert, un cerf debout par>i^sait célébrer la messe. Derrière le cerf, un une à longues preilles chaniait l'évargile dans un livre qu'un chat tenait devant lui, ap[>uyé sur son front comme sur un pupitre. Sciiad pente que ces sculptures sont de l'an 1298 ; cette conjecture est vraisemblable.

{i") Painii les architectes 1rs plus célèbres du douzième siècle, on cite en Italie, Bonanao, Guillaume, Marrhione ; en France, Robert de Lnzarrhrs, Pierre de Monlereau. -^ Dius le treizième »iécle, Robert de Coucy, Hugues Libergier, un Margaritone, un Amolfo, et surtout un Bruneleschi, qui osa, le premier, faire revivre les formes de l'architecture anl'que d^ns l'églue de Sinta-Maria-del-Fiore, à Florence. Il ouvrit la carrière que Ue Bramante et Miclicl-ADge ont parcourue avec tant de suecci.

(3) F". MM. de Saint-Quintin , le Prévost, Chateaubriand, Ilallam . £<iqui- TOS , l'abbd Lcboeuf, de La Rue, de Julinionl, Srlnvi-ighauser, Bithomme , de Kuuioux et surtout M. de Caumoi>t. — D'après les indications précises de ce «leruier antiquaire , on peut classer aiusi les principaux styles d'architecture qui ont régné du cinquième au seizième siècle. Architecture romane. — Piimurdialc : depuis le cinquième siècle.

Secondaire : depuis la fia du diiième siècle. Tertiaire ou de transition : du onz<ènio audouzièmc siècle.

Architecture ogivale. — Primitive : treizième sucle.

Secondaire : quatorzième siècle.

Tertiaire : quiuzième et la preiuière moitié Ja seizième siècle.

(4) V. Vasari, Félibicn , de Roujoux, etc.

(5) y. Laborde , Essai sur tu musii/uc ; de Roujoux , l'abbé Lebicuf , Migoin, etc.

(6) F. Tourlellc.

(7) F. Sprengcl et Muralon.

(8) J'. Gilbert! Anglici : Compeniliiim medicina', etc.

(g) V. Pierre d'Albauo : Concitialor dijj'erentium.

(lo) V. Kurlh-Sprengel.

(ij) ^".Bsovius, Eajnald , etc.

(ij) /'. Facciolati, Portai, etc.

(i3) y. Kurth-Sprengel , Cabanis, Tourtelle , Muratori , etc., etc.

(14) ?^. Petrum de Crescentils. On peut voir d'après cet auteur du quatorzième siècle. .que l'agriculture française de cette époqui; difTérait peu de l'agriculture italienue.

(i5) J^. Albert! Magai : Opéra de generalione et corniptione.

(16) V^. Les Rouleaux' de Valibnje de Long Chdmjts , /es Ordonnances de Charles FI, de Charles FIT, etc.

(i;) Nous ne parlerons pas ici des e'pouvantablej catastrophes qui désolèrent la Chine et toute l'Asie pendant le quatorzième siècle. L'Europe en offre assez à elle seule pour ne pas en chercher ailleurs :

« C'est entre i34î et i344 l^e des tremblements de terre ïioknlj annoncèient à l'Kgypte et à la Syrie les désastres qui devaient suivre, et la peste éclata avec une tille furie qu'elle moissonna au Caire journellement de dix à quinze mille personnes, nombre qu'une vio'ente peste locale y moissonne liabitucllement pendant toute sa durée. On raconte que vingt-deux raille lubitants moururent à Gaza d^ns l'espace de six semaines, ainsi que presque tous les animaux.

« Ce que l'histoire rapporte de celte e'poquc de l'ilo de Chypre surpasse dans son résumé tragique tout ce que l'imagination a jamais pu rêver. Celte île, avantageusement située sur la route du coinraerce de l'Inde à Constantinoplc, à Venise , à Gênes et à Marseille, et d'ailleurs riche par la nature de son sol et de ses productions, se trouvait alors dans un état extrêmetaent florissant; muis les communications qu'elle entretenait avec l'Egypte venaient d'y introduire la peste, qui d'abord attaqua les maîtres mahométans. Dans la crainte que leurs esclaves ne profitassent de la circonstance pour se révolter et se rendre maîtres de l'île , les premiers imaginèrent de les mettre à mort. Mais cette cruelle précaution ne profita à personne ; car une catastrophe terrible devait bientôt anéantir presque tous les êtres viv ants. Un tremblement de terre vint ébranler les fondements de l'ile , et fut accompagné d'un ouiagan si affreux que rien ne lui résista. La mer se brisa contre les rochers , entraîna avec elles les vaisseaux qui se trouvaient dans les ports, et presque aucun de ceux qui les montaient ne put échapper à la mort.

u Un vent pestilentiel s'était élevé peu avant le tremblement de terre et avait répandu des miasmes mortels ; d'affreuses convulsions saisissaient ies malades, qui périssaient presque aussitôt ; ceux qui essayaient par la fuite d'échapper à ce fléau trouvaient la mort sous leurs pas, et étaient ensevelis dans les abîmes

qn- li terre mouvante creuciit auluui ilciii. L i'e 3ii{)3r3V}Dt >i riante n.- fui bientôt plus qu'un aiFreui di'scrl.

• Spaogeobcrg Jit, d'après les chroniques : Il y avait aussi beaucoup «le «auterrlles que l'ouragan avait jcte'es dans la mer et que IfS vague* rcQvr.yèrfnt in')rtes sur le rivage, d'uii résulta une oJeur qui conuinpit l'^iir. On vil de plus du coli5 de l'orieol un brouillard eitraorJioaire qui t'életidil ensuite vers le nord tt sembla aller se poîcriur le* lùte* de la Grèce.

« Cimme nous l'avons dit plus haut , on av;.it biea apr-rçu plusieurs symptômes alarmauts dans qurlqut-s contrcfes de l'Europe; in^is en général un y «ivail encore sans apprdlicnsion de plus giands maux. Le* environ* du Iihin et quelques coniroes de la Fraucc avaient été vijiiëi, en i 34'> par des iuundalijns extraordinaires, qu'i était impossible d'altribuer seulemt ni aux pluirs, car un avait vu dans beaucoup d'endroiis et même sur les cimes de* montagnes, jaillir des sources dont un n'avait jimais auparavant entendu parler, et quelques lieux ordinairement très secs s'éiaien: ti'uuvds submer^cj s^ins qu'en put savoir d'où l'eau était venue.

«En 1345, l'ordre de» saisons parut oljangë ; les grosses pluies, les inonditions, le manque de récolte», furent universels , et ccsUéaux éjiaigncrent Ire» I eu de pays ; tous les bisloiiens en sont d'accord. Les siiite» en lurent bieutôt tiès sensible» , surtout en Italie , où une pluie continuelle, durant quatre mois , avait gàlé les semences. Ou fut obligé de distribuer du pain aux pau» res . uotammeut à Florence, où on établit de grandes buuijngeiics i;ui conlfclionnaient i.)urnelliment f)4,ooo rations de lï once». Muralori dit qu'il y eut dan* les années i346 et 047 une cherté extraordinaire de vivres par toute la chrétienté , que beaucoup de g'ns mouraient de faim , el qu'en général il y eut ULe grande moitalilé pjur tout le monde.

«Ce ne fut cependant qu'en l'année lîiS qu'éclaièrent violemment en Europe les signe» de la grande révolution souterraine qui avait annoncé »on existence d'une manière si cfl'rayinlc en Chine. Le a5 janvier de cette année, un tremblement de terre sans exemple dans son étendue ébranla la Grèce, l'Italie cl Ir» contrées voisines. N.iple«, Rome, Pise , B ilognc , Padoue , Veni«eet beai coup d'iUlres ville» eu soufTiirent considérablement ; de* villages entier* lu-cnt enseveli». Selon le léiiioignjL,e de Jean Vallioi, célèbre historien, et d'autre* contemporains de celte époque, de» maitoo» , des église», de* bourg» »écroulèrenl totalement. Trente commune» et toutes les église» furent renversées de fond en comble en Caiiuthie , et on letira plus de mille \iclimes de dessous le* décombres. La ville capitale, Villarh , fut complèlemeol détruite, et fort peu d'habitants «urvécureut. Viloduran, dan* *a chronique, assure qu'aprè* le Iremblemoul on trouva la «urfacc du »ol cliannée. Btauioup de village» ne se rcnconli èrenl plu» , et dis montagne» •'tlaient remuée* de leur place. On lit dans le» auvre» de rétrai-iuo une mention de cet alVrcux cbfjnle-

nieDl qui s'étendit jusque li^cs les environs de Bàle ; el iï pre'face Ju Dccameron nous lionne une bien terrible idée de la pesie de Florence.

« On peut sisénieut s'imaginer la consteination de» popula'ions même dans 1rs lucalilx's où l'on u'avjit point ou tculement peu souil'.;rt du phrnumcne. Dans beaucoup de lieux la terreur se repandit à la vue de météores qui parurent dans le ciel. On aperçut, le 30 déci mbre 1 348 , au lever du soleil , à A\ ignon , où lo pape avait alors sa résidence, une colonne de feu qui s'arrêta pendant une heure entier» au-dessus du palais papal ( Villaoi). Un grand globe lumineux s'ctait muntré au mois d'août de la même année , au coucher du soleil, au-dessus de Paris, et s'était distingua , au dire de Guill. de Natigis, de toutes les apparitions semblables par une très longue durée.

« Depuis 1348, les Irembliraenls de terie se succéùèrenlen Europe jusqu'en i36o, comme ils s'étaient succédé en Chine jusqu'tn 134G; et si leurs cfli ts n'ont pas frappé comme là des centaines de iitues à la fois de manière à les faire disparaître de la sui face du se! , néannioios ils t'braulèi eut , comme nous 1 avons déjà dit, toutes les surfices en Italie, en Allemagne, en Pologne, en Angleterre , en Danemark, et plus au nord jusque vers le pôle.

Nous trouvons dans Mézeray << qu'un tremblement de terre universel, mesme « eu France et aux pays septentrionaux , renversoit les villes tout entières , dc'- K racinoit les arbres et les montagnes et remplissoit les canjpagncs d'abysmes si » profonds qu'il sembloit que l'enfer eût voulu engloutir le genre humain. »

« On eut de partout des nouvelles très affligeantes , dit Muratori. La famine et la peste régnaient par tout le monde, et particulièrement parmi les infidèles; on dit qu'il mourut en Barbarie huit personnes sur dix , et beaucoup de pays furent abandonnés. Frapali et d'autres endroits restèrent entièrement dése;l» en Sicile.

«Si nous suivons celle révolution (ellnigiquc jusque vers le pôle du nord, nous apprenons que les habitants de l'Islande et du Groenland ne furent point protégés par les glaces de leur climat, de l'ennemi dévastateur qui s'était emparé du globe en venant du sud-est de l'orienl. 11 poussa jusqu'pu septentiion , et le Danemark et la Norwégs furent tellement occupés de leurs maux, que même la navigation habituelle avec le Groen'md en fut interrompue; mais ce qui est surtout fort remarquable, c'est que , dès celte époque des montagnes de glaces s'attachèrçnt et s'amoncelèrent sur les cô(es orientales du Groenland, que depuis lors aucun mortel, étranger au pays, n'a plus visitées. (Forfaei, Grceland. anliq. — Pontan , /ler. Dan. Hisl.)

Laissons les glaces du nord et rétrogradons jusque sur les rivages fertiles du Bjsphore. Là régnait alors l'empereur Gaclacuzènp, qui est aussi connu comme auteur, et qui laissa des notices circonstanciées sur les évèacmeLts, les maux et les maladies qui affligèrent son pays : son piupre fils And-onicus en fut une des tom'jrcusc» victimes.

B L'empereur Can'aouzène , selon la clirooiqur universelle l>)saDliaP, rï[ parle que la pc«le vint à Cootlanlicople du pays des S<-yllies hyperborJeos , par eonaequenl du Dord de la Mer-Noiie, et il est toujours fort digne de remaïque que le mal qui avait poussé jusqu'alors sa joule d'orient en occident, en cliangea une fuis qu'il étail arrivé en Tauride et sur les bords de la mer Cas^ieune j car au lieu de pousser de suite plus loin au nord-ouest et d'attaquer la Kussie, la Pologne et rAllemagne, il se rabattit au sud et gagna Coostanlinople etl'Europe méridionale au comoieocement de 1 348. Les royaumes du nord n'en furent visités que près de deux ans plus tard , en noTembre 1 349 , et la Russie en 1 35 1 .

(18) y^. Xe'noplron : Des moyens d'angmenler le revenu de l'Allique.

(19) Platon : Trailê des lois.

(20) Âristole lui-mcme proclame ce principe, et de plus il le donne comme une institution de droit naturel :

« Les animaux , dit-il , se divisent en mâles et femelles. Le mile est plus parfait ; il commande. La femelle est moins accomplie ; elle obéit. Or, il y a dans 1 espèce humaine des individus aussi inférieurs aux autres que le corps l'est à 1 arae ou que la bête l'est à l'homme; ce sont ces êtres propres aux seuls travaux du corps et qui sont incapables de faire rien de plus parfait. Ces indiv idus sont destinés par la nature à l'esclavage , parce qu'il n'y a rien de meilleur pour eux que d'ubéir... Eiiste-t-il donc, après tout, une si grande dillVrence entre 1 esclave et labcte ^ Leuis seriices se resseaiblcnt. C'est par le corps seul qu'ils nous sent utiles. Concluons donc de ceayrincipes que la nature crée des hommes pour la liberté et d'autres pour l'esclavage , qu'il est utile et qu'il est juste que l'esclave obéisse. »

(11) Les Romains de l'empire avaient desdioitsde douanes, les dimes, l'octroi, et une fuule de taxes passagères pirmi lesquelles nous ne citerons que celle sur les usiccs, inventée par Ycspasien. I

(aj) Blanqui aîaé. Ilisl. de l' Econ. polit. (a3) V. le même auteur.

(a4) V' Heercn, Essai sur ilnjl. des Crois idfs. (j5) A'. Blanqui , Ihsl. de l Econ. polit.

(iC) Après s'êlre long-temps servi du sucre brut, on est parvenu à le i'.ii1iner. Diverses circonstances politiques ont naguère forcé les Français à rlierchrr les moyens d'en fabri(|uer eux-mêmes , et nos (a« ants ont su en tirer de la bet terave, du raisin, de la cliùtaigor, du tilleul, de l'amidon et de plusieurs autres substanrrs ; mais le sucre de lietterave est le seul roonii dans le eeuimcrce. (»;) V . Micliaud , llist. des Cruisudes.

(»8) '''. les Ordiinnnnies îles rois i.'e J'nime , l'Uni. d'Angleterre A'.Kt^ ^■enlré : ?lisl. de Itrelagnc , \Valler-Scoll , A rthur Beugnol : les Juifs d'Occi~ deni , elr., elr. /'. aut:>i le tli.ip. IX de (evuluuie.

' ('9) /'. Sartorius , Schœl , Blanqui,etc.

(3o) Od trouvera , daas l'Europe au moyen âge , de II lUam, des détails precieui sur le commerce de l'Europe aux douzième , treizième et qualoiiienoe siècles, que leur longueur nous empêche de rappoiter ici.

(3i) Eafin, dans les classes industrielles , se formcient , au quatorzième siècle, sous le patronage d Etienne Boileau, des corps d'arts et me'tier» où l'jD u'e'tait admis que moy nnant xtacl/efil'cetiirc, qui avaient leur n: viciât sou» le nom i\ appn-nlissnge , leurs institutions de censure sous \f nom àv maîtrises et de jurandes.

De )a réunion de ces ordres et corporation» étaient formées les communes , dont l'affranchissement général remonte à la même époque; de la réunion des communes, les provinces, et de la réunion des piovinces, l'état ou la nation. Chacune de ces communautés, incorporée à l'état avec ses franchises , administrait elle-même ses intérêts particuliers.

Depuis l'humble artisan qui aspirait à la maîtiise jusqu'au souverain qui recevait des mains de son sujet l'épée de chtvalier, chacun était classé par son mérite personnel dans la liiérarchie sociale; chaque individu devait compte de ses actions et de ses princip°s au corps dont il dépendait ; chaque corps était solidaire de tous ses membres ; la société politique était comme une pyramide dont les institutions locales formaient la base et dont le trône était le sommet.

(F. BÉCHAUD.)

(32) Une ordonnance de Charles VI , en i^n-^ , commence à modifier les prescriptions de Louis IX ; l'éJit de Henri 111 établit , en 1 5S 1 , sur les corporation», une taxe élevée sous forme de droit royal ; un autre édit do Henri IV, rendu en iSgy, confirme le précédent et y ajoute quelques disposition» nouvelles; enfin Louis XIV , par son édit de mars 1673 , créa plus de quarante mille oiHces parasites et établit des corporations partout ; ainsi mutilées , ces corporations ne ressemblent plus guère à ce qu'elles étaient sous Louis IX, et il ne reste presque rien de la haute pensée qui les avait constituées. Elles ne présentent plus qu'une vaste arène où se livrent d'ignobles combat» meicantiles.

T^. Blanqui, à l'excellent ouvrage duquel j'ai emiuuntc la plus grande partie de ces données.

(33) On assure que la fumée de la houille diminue l'effi t de quelques maladies contagieuses ; les Anglais du moins le penseut. Le fdit est que , depuis que l'usage en est devenu général à Londres , on a vu disparaître les fièvres qui auparavant ravageaient la ville. — Depuis l'apparition du choléra dans les contrée» méridionales de l'Europe, plusieurs médecins ont aussi prétendu que les ouvrier» des houillères et des entrepôts de houille n'étaient que tièi-rarement atteints par cette cruelle maladie.

(34) La révolution de 1789 s'est fait sentir jusque d<ns les firmes desrartc».

I-PS nom» de roi et de vilet r'taicnt des cootrastes avec lej ideVs re'|>uti)icaifiP9. Ces noms rureot le sort de ceui des saints du calcodrit r. Vuici le curieux arréic ijui fut imprimé àcttte <<poque îur l'i-nvelnjnie de tous li-s jeui de cailfS :

• Les quatre élëmtnls lemplaceot les quatre rois; 1rs quatre saisons, lis quatre dénies ; les quatre cultiTateurs, 1rs quatre valets ; les tierces, quitrieuies ou quiutes majeures se proooaceruDt toujours par l'as: mais l'un dira lierre, quatrième ou qxiute d'éléments, eu de saisons ou de cultivateurs; et ces mêmes figurrs auront, dans tout autre jeu , la même valeur que les figures ci-devant; comme au brelan, l'on dira brelan d'éléments , de saisons ou de cultivateurs... «

(35) IJist. des Français des divers él.ils, tome a, p. 43 à 114.

(36) Chateaubriand : Etudes historiques,

(3;) Veis le milieu du mois de décembre iS;; , Charles IV , empereur des Romains , vint rendre visite à son cousin Charles V de Fraace, qu'il avait prévenu de son arrivée. Il fut reçu avec pompe et court, isie. Parmi les fêtes que lut donna le rui, on cite surtout le repas que nous rappelons dans le teste ; en Voici quelques délails :

« La saile du palais fut tendue en courtines et parée Je lapis de hante lioe à images : ces draperies étaient disposées de telle sorte que les ttatucs en pierre de* rois de France, placées dans des niches autour de la sal!e, s of'» fraient aux regards des convives et paraissaient surveiller celle fêle rijaie. On avait dressé cinq bufTels. Le premier, au coin de la salle, était garni de vaisselle d'or et de grands llicons d'argent cmaillés. Le second, qui se trouvait près du siège des requêtes , était couvert de pots et de vaisselle blanche. Sur les trois autres on avait placé des vins do toute espèce et de la vaisselle. Le roi s'assit dans le milieu du front de la table, l'empereur av,iit sa droite, le roi des Romaios sa giuche. Un ciel de drap d'or bordé de velours aux armes de France couvrait ces trois nobles pi-rsoncages. Par-dessus ce da.s on en avait attaché un second de housses de drap d'or. Après le roi des Rûmaiot, à une assez grande distance , venaient les étcquesdc P^rii, de Deauvais. Sous un autre ddis , entre la tab'e de marbre et U chambre du parlement, prirent place le duc de Saxe, le Dauphin, le duc de Berry, le duc de Ruuigigne, le fils du roi de Navarre, le duc de Car et le chancelier de l'cnipertur , qui n'était pas évcque. Le duc de Bourbon, le comte d'Eu , le sire de Couci, le comte d'Ilarcourt, se Icoaient debout autour du Dauphin. Un ciel couleur paille, de velours et de drap d'or, était tendu au-des«us de cette table.

« Les autres ilurs it p'ioces man^jcaiiut rn belle et bonne ordonnance à U suite du Dauphin.

« Le roi avait ordonné de servir quatre assiettes de quarante paires de nicl»; toutefois, craignant que la longueur du rrpas n'incomniud.U ilavautagi- l'cmpcleuidcj'i Iri's souffisnt , il Gt otcr une .issicUc, don ne diesn »ui la labie qu'-

trois aisieUes de quarante paires de mets; on fit pi-iisent à l'cmperfur de la quatrième assiette.

« Pour égayer le festin et divertir sa ncajeslé impériale , suivant la coutume de l'époque, on avait préparé deui entremets. Je laisse le chroniqueur raconter lui-même ces iagénieui intermèdes : « L'iiistoire et l'ordonnance de» entremets fut comment Godefroy de Bouillon conquit la sainte cité de Jérusalem , et fit le roi faire à propos celte histoire pour ce qu'il lui sembloit que devant. fias grands en chrétienté ne pouvait-on ramentevoirs ne donner eiemplede plus notable fait. A l'un des bouts de la salle étoit une nef très bien façonnée, en forme de navire de mer, garnie de voiles et de mâts, devant, derrière, et de tous autres liabilleoients et ordonnances qui appartiennent à nef pour aller sur mer, et était si joliment peinle et habillée, et très richement plaisamment, et dedans étoit garnie de gens, par semb'.ance, armés bien joliment, et étoient leurs cottes darmes et leurs écus et bannières ès-armes de France que Godefroy de Bouillon portoit,et jusques à douze étoient comme diiest, armés des armesdes notables ciievaliers qui furent à la dicte conquête de Jérusalem avec le dit Godefroy de Bouillon , et étoit au-devant sur le bout de la dicte nef Pierrs l'Hermite , en l'ordonnance et manière , et au plus près qu'il se pouvoit faire , selon ce que l'hisloire raconte , et fut la dicte nef mise hors et gens qui couvertement étaient dedans et fut menée très légèrement par le côté séoestre du dict palais et légèrement tournée , qu'il sembloit que ce fust une nef flottant sur l'eau, et ainsi fut amenée jusques au grand dais audit côté de l'autre part qui fut le côté deitre de la dite salle , et après ce fut mis hors de la dicte place du côté où la dicte nef étoit partie.

« Le second entremet fait à la façon et semblance de la cité de Jérusalem et y étoit le temple, ainsi comme les Sarrasios ont de coutume où ils crient leur loi. Là, y avoit un homme velu d'un habit de sairasin très proprement, et qui en langue arabique crioit la loi, en la manière que font les Sirrasins, et étoit la dicte tour si haute que celui qui étoit dessus joignoit bien près les trej's ^tent<plaf jnd) de la dicte salle, et le bas, tout autour de la cité , où il y avoit forme de créneaux et de tours étoit garni de Sjrrasins armés à leur manière , et bannières et panoons, et ordonnés à combattre }>our défendre la cité.

« Ainsi fut amenée à force de gens qui étoient dedans si couverts que Ton ne les pouvoit voir jusque devant le grand dais à la deitre partie. Et lors se mirent les deux entremets l'un contre l'autre et descendirent ceux de la dicte nef, et par belle et bonne ordonnance vinrent donner assaut à la cité et longuement l'assaillirent , ft y eut bon ébattement de ceux qui montoient à l'assaut à échelles, qui en étoient ravallés et abattus à terre, et finalement montèrent ceux de la nef et conquirent la dicte cité et jetoient hors ceux qui étoient en habit de sarrasin , en mettant sus les bannières de Godefroy de Bouillon et des au'.res. »

tt Et mieux plus proprement fut fait et vu que en écrit se se peut mettre j

— 5-22 — Ft quand le <licl hatlemPDt fut pirfiit , les enlreniet» furent ramenés tout f nlier» ru leurs places preitiiores. ■

•• Cette fèlc fut en tous points digne du roi qui U donnait et de l'hùte à qui elle était ofTerle ; et au rapport des héraults, liuit cents chevalieri , sans compter les autres g"ns, prirent part à ce festia. »

(38) Alei. Montcil : Hist. des Français des divers élnts.

(39) V. Le Dante , Muralori , ll»llam , etc.

(40) V. MuHer , Ph. Cliasles, .-te.

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