‹ Histoire des progrès de la civilisation en Europe depuis l'ère chrétienne jusqu'au XIXe siècle (volume 3)Chapitre 32 sur 44 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

(i^Lea causes qui amenèrent les conciles œcuméniques sont : i* Tuoité de la foi , le premier lien de la sociëlë chrétienne. Per illud (conc. gën ) Keligio consecratur christiaoa in 6dei unitate quœ primùm est vinculum soeietalis humanae. G. canones dist. i5.

lo Le plus grand éclaircissement de la vërité et un nouvel appui )i la foi produit parle résultat d'une assemblée où tout se traite avec maturité et conseil : ad firmiorem et meliorem dilucidâtionem veritatis in duliiis. G. Prudentiam de oi&c. deleg.

3' Pour extirper l'hérésie : ad ericandos errores et vêpres de agro dominico et ad eyelleodas et extioguendas hœreses. G. Glericos a4> ^< 3.

4° Pour faire cesser les schismes et les scandales : ad extinguendam scandala ques suscîtantur in £cclesià.

5* Enfin Joan. de Turre cremata ajoute pour cinquième cause Vexamen de la conduite et des actes de la puissance papale : Ad refrenandam exorbitantiam quornmdam pontificum qui pontificatum, spretis sanclorum patrum regulisi pro voluntate exercent, aut simoniacâ pravitate ponlificatum deshonestant, ant seeuli ▼anitate vel vitâ fcandalosâ omnia confundunt. ( JACOBA, in tract. conciL-^y, aussi Dursnd de Maillane : Droit canonique.

(a) Ce n'est point , nous Tavont dit , dans des livres apocryphes et empreints d'an esprit de critique malveillante que nous arons puisé nos documents. Nous joindrons à ceux que nous avons déjà donnés l'assertion de saiot Bernard lui« même : « Le venin , s'écrie-t-il en chaire, circule aujourd'hui dans toutes les veines de l'Église ; plus il s'étend , plus le mal est sans espoir, et d'autant plus dangereux qu'il est intérieur ; car, s'il s'élevait ouvertement un ennemi hérétique , on le pousserait dehors , et il serait desséché $ si c'était un ennemi violent» oa l'éviterait en se cachant. Maintenant qui chasser? de qui se cacher? Tout sont amis , et tous ennemis ; tous sont les siens et mm adversaires ; tous dans sa maison , mais en guerre intestine ; tous sont près d'elle , et tous ne cherchent pas son bien ; ils sont les ministres du Ghrist et les serviteurs de l'ante> christ ; ils marchent honorés des biens du Seigneur et sans souci d'honorer Dieu. De là cet éclat de courtisane qui frappe nos yeux; ces vêtements d'histrions , cette parure royale ; de là ces freins , ces selles , ces éperons dorés et plus

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